Inculpé pour avoir projeté de détruire un monument confédéré

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Andrew Schneck a été arrêté samedi soir près de la statue d'un lieutenant de l'armée confédérée, en possession de composés chimiques hautement volatils et explosifs dont «très probablement» de la nitroglycérine.

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Agence France-Presse

Un homme de 25 ans a été inculpé lundi pour avoir projeté de faire exploser une statue confédérée à Houston, dans le Texas, en pleine polémique aux États-Unis sur le devenir de ces monuments rendant hommage à des héros de l'ancien sud esclavagiste.

Andrew Schneck a été arrêté samedi soir près de la statue d'un lieutenant de l'armée confédérée, en possession de composés chimiques hautement volatils et explosifs dont «très probablement» de la nitroglycérine, ont indiqué les autorités locales dans un communiqué, précisant qu'il avait effectué des «expérimentations chimiques» chez lui à Houston (sud).

Le jeune homme tentait d'utiliser une bombe chimique de conception artisanale pour faire exploser cette statue érigée dans un parc de la ville, ont-elles poursuivi.

Un juge l'a inculpé lundi et a ordonné son maintien en détention jusqu'à une audience prévue mardi. Il risque entre 5 et 40 ans de prison, en cas de condamnation.

Cet incident se produit en pleine controverse aux États-Unis sur les monuments confédérés, un débat ravivé après la mort d'une jeune manifestante anti-raciste le 12 août à Charlottesville (Virgine, est) renversée par un sympathisant néonazi lors d'une manifestation de suprémacistes blancs opposés au retrait de la statue d'un général sudiste.

Depuis, de nombreux monuments confédérés --considérés par certains comme des symboles racistes-- ont été retirés par des municipalités ou déboulonnés par des manifestants.

L'université du Texas a retiré plusieurs de ces statues de son campus d'Austin dans la nuit de dimanche à lundi.

«Les monuments confédérés sont devenus des symboles de la suprématie blanche et du néonazisme modernes», a relevé Gregory Fenves, président de l'établissement, dans un texte annonçant le transfert de plusieurs statues dans un musée du campus.

«L'université du Texas à Austin a un devoir de préserver et d'étudier l'histoire», a-t-il poursuivi. «Mais notre devoir nous impose aussi de reconnaître que ces moments de notre histoire... n'ont pas leur place sur des piédestaux».

Selon un récent rapport du Southern Poverty Law Center (SPLC), spécialisé dans les mouvements extrémistes et les droits civiques, plus de 1500 symboles confédérés demeurent encore dans l'espace public aux États-Unis, la plupart dans le sud. Ce nombre inclut plus d'une centaine d'écoles publiques.




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