L'entrepreneur le plus haï aux États-Unis jugé coupable

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Le trentenaire était devenu l'une des personnalités les plus haïes aux États-Unis après avoir multiplié par 50 le prix d'un médicament destiné aux séropositifs.

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Agence France-Presse
NEW YORK

L'entrepreneur de la pharmacie et financier Martin Shkreli a été déclaré coupable vendredi de trois des huit chefs d'accusation l'ayant visé dans son procès pour fraude et manipulations, mais a été relaxé des accusations les plus graves.

Le trentenaire était devenu l'une des personnalités les plus haïes aux États-Unis après avoir multiplié par 50 le prix d'un médicament destiné aux séropositifs, en septembre 2015, une décision qui n'avait pas de rapport avec les faits jugés vendredi.

À l'issue d'un mois de débats devant un tribunal fédéral de Brooklyn, M. Shkreli a été déclaré coupable de fraude sur les titres de deux fonds d'investissement alternatifs (hedge funds) dont il était le gérant, MSMB Capital Management et MSMB Healthcare Management.

Il a également été reconnu coupable d'avoir manipulé les actions du laboratoire pharmaceutique qu'il a créé, Retrophin, les utilisant pour renflouer les deux fonds d'investissement, a indiqué à l'AFP un porte-parole de la procureure fédérale de Brooklyn, Bridget Rohde.

Pour autant, il a été relaxé de cinq des huit chefs d'accusation, dont l'un retenait sa volonté supposée d'avoir voulu tromper les investisseurs de Retrophin.

À la sortie du tribunal, Martin Shkreli a déclaré que ses avocats et lui étaient «ravis» de cette décision.

«Le jury a dit que Retrophin n'avait pas été escroqué dans cette affaire», a expliqué celui qui risque 20 ans de prison. Sa peine sera prononcée ultérieurement.

Pour le principal conseil de Martin Shkreli, Benjamin Brafman, le verdict du jury donne au juge une «énorme» latitude pour déterminer la peine «qui n'a même pas à inclure nécessairement une peine de prison», a-t-il expliqué à la sortie du tribunal.

Amateur de réseaux sociaux, connu pour son arrogance et sa passion pour le hip-hop, Martin Shkreli s'est fait connaître du grand public en septembre 2015, lorsque l'une de ses sociétés, Turing Pharmaceuticals, a fait passer le prix d'un comprimé de Daraprim, médicament utilisé contre le paludisme et par les séropositifs, de 13,5 à 750 dollars du jour au lendemain.

M. Shkreli avait alors été surnommé l'homme le plus détesté des États-Unis et déclenché une vive polémique.

Il avait même été auditionné par des élus du Congrès en février 2016, refusant de répondre aux questions des parlementaires et confortant, à cette occasion, sa réputation d'enfant terrible de la pharmacie.




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