Tillerson assure qu'il reste pour l'instant secrétaire d'État

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Le secrétaire d'État américain Rex Tillerson

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Agence France-Presse
WASHINGTON

Le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson a assuré mercredi qu'il restait pour l'instant à son poste de secrétaire d'État, après des informations de presse le donnant sur le départ en raison d'une mésentente avec la Maison-Blanche.

«Je ne vais nulle part», a répondu, amusé, le ministre américain des Affaires étrangères en recevant son homologue du Qatar Mohamed ben Abderrahmane Al-Thani.

Rex Tillerson a affirmé aussi que sa relation avec le président Donald Trump était «bonne» et qu'il resterait à son poste de secrétaire d'État «jusqu'à ce que le président le (lui) permette».

La question du maintien du chef de la diplomatie américaine agite une partie de Washington depuis le début de la semaine à la suite d'une information de CNN.

La télévision américaine affirmait lundi, sur la foi de sources anonymes, que M. Tillerson aurait confié à des proches qu'il quitterait ses fonctions d'ici la fin de l'année. Il serait «frustré» devant les ingérences de la Maison-Blanche dans les processus de nominations des directeurs et secrétaires d'État adjoints du département d'État et aurait des désaccords sur l'Iran.

«C'est faux (...) il a l'intention de rester ici au département d'État. «, avait rétorqué mardi la porte-parole du ministère Heather Nauert, reconnaissant que son chef prenait «juste un peu de congés» après une tournée dans le Golfe en juillet pour tenter, sans grand succès, de régler la grave crise entre le Qatar et ses voisins.

Depuis qu'il a pris les commandes de la diplomatie américaine en février, l'ancien patron du géant pétrolier ExxonMobil est critiqué pour sa relative discrétion et ses projets de réduction de près de 30% du budget du ministère des Affaires étrangères qui emploie plus 70 000 personnes à Washington et dans 250 postes à l'étranger.

Lorsqu'il était rentré du Golfe le 13 juillet, Rex Tillerson, un ingénieur texan de 65 ans qui a fait toute sa carrière chez Exxon, avait confié qu'il se sentait «fatigué».

Il avait aussi reconnu, avec une certaine franchise, que lorsqu'il dirigeait ExxonMobil (de 2006 à 2016) sa «vie était plus facile» car il était «le dernier décisionnaire». Alors qu'en tant que chef de la diplomatie, il doit composer avec «un processus de décision fragmenté» au sein d'un «gouvernement américain (...) qui n'est pas une organisation très disciplinée».




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