James Hodgkinson, militant de gauche en colère contre Donald Trump

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Sébastien Blanc
Agence France-Presse
Washington

Militant de gauche aigri par l'arrivée au pouvoir de Donald Trump, James Hodgkinson a ouvert le feu mercredi sur des élus républicains près de Washington, emportant probablement dans sa mort d'éventuelles explications sur son coup de sang.

Le décès de l'homme de 66 ans a été annoncé en direct à la télévision par le président américain.

Vivant dans l'État septentrional de l'Illinois, James Hodgkinson s'était auparavant fait connaître des autorités locales pour diverses infractions depuis 1993, dont l'agression physique d'une femme en 2006.

Lors de ce moment, il avait menacé un homme avec une arme. Les poursuites à son encontre avaient finalement été abandonnées.

Doté d'un physique plutôt replet, il portait un bouc et des lunettes fumées sur un nez épaté.

M. Hodgkinson vivait à Belleville, une banlieue de la métropole de St. Louis. Il gérait là-bas une petite société d'inspection de travaux à domicile, dont la licence n'a pas été renouvelée l'an dernier.

Comme des millions d'Américains, il avait un permis valide de port d'arme, ainsi que l'ont vérifié en mars des policiers appelés pour des détonations entendues à son domicile: il s'agissait en fait de M. Hodgkinson qui s'exerçait au tir sur les arbres alentour. Les agents s'étaient contentés de lui conseiller d'être prudent.

James Hodgkinson affichait sur sa page Facebook sa sympathie pour Bernie Sanders, l'ancien candidat à la primaire démocrate et chef de file de l'aile gauche du parti. M. Hodgkinson avait proposé son aide au candidat lors de la campagne présidentielle de 2016.

Mais, en blessant par balle le numéro trois de la chambre des Représentants et quatre autres personnes sur un terrain de baseball d'Alexandria, le militant a ruiné tout espoir d'une quelconque estime de la part de son mentor.

«Détruire Trump»

«Je viens d'apprendre que le tireur présumé (...) s'était apparemment engagé comme bénévole dans ma campagne présidentielle. Je suis révolté par cet acte abject. Permettez-moi d'être clair: toute forme de violence est inacceptable dans notre société et je condamne cet acte en des termes les plus fermes», a réagi le sénateur démocrate dans un communiqué.

James Hodgkinson affichait ses idées sur les réseaux sociaux et signait activement des pétitions sur change.org, grande plateforme progressiste américaine en ligne.

«Trump est un traître. Trump a détruit notre démocratie. L'heure est venue de détruire Trump et compagnie», avait-il écrit en mars sur son profil Facebook.

Sur une photo le montrant manifestant sur la voie publique en 2012, Hodgkinson porte une pancarte affichant: «Taxez les riches».

À Belleville, les avis étaient partagés chez les habitants qui l'ont connu.

«C'était un gars vraiment sympa, assez populaire dans le coin, les gens le connaissaient bien», a relaté à l'AFP Matthew Jett, 38 ans, employé d'un café donnant sur la rue principale de la ville.

Selon lui, le tireur d'Alexandria était surnommé «Hodges» et ne parlait jamais politique. «C'était un travailleur manuel, d'un abord un peu brut, mais gentil», a-t-il décrit.

Selon d'autres témoignages recueillis par les médias américains, James Hodgkinson était d'un contact déplaisant, aigri par les injustices économiques et sociales dont il attribuait la responsabilité aux républicains.

Selon sa femme, citée par ABC, il s'était installé depuis deux mois à Alexandria, ville de l'État de Virginie située non loin de Washington. Les raisons de son brusque basculement dans la violence armée mercredi étaient inconnues.

Selon un témoin, il aurait préalablement demandé si les joueurs déployés sur le terrain de baseball étaient démocrates ou républicains.




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