La Chambre dénonce la Turquie après des heurts à Washington

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Des gardes du corps turcs sont accusés d'avoir attaqué quelques dizaines de manifestants pro-kurdes qui protestaient dans le calme devant la résidence de l'ambassadeur turc à Washington.

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Agence France-Presse
Washington

La Chambre des représentants des États-Unis a solennellement dénoncé le comportement de responsables et gardes du corps turcs ayant accompagné le président Recept Tayyip Erdogan à Washington en mai, accusés d'avoir violemment agressé des manifestants pro-kurdes.

Les élus ont approuvé à l'unanimité une résolution de portée symbolique qui, dans l'exposé des motifs, souligne que les heurts du 16 mai sont le troisième épisode de violences perpétrées par des «membres de la sécurité du président Erdogan», après des incidents à l'ONU en 2011 et devant le centre de réflexion Brookings à Washington en 2016.

Des gardes du corps turcs sont accusés d'avoir attaqué, le 16 mai, quelques dizaines de manifestants pro-kurdes qui protestaient dans le calme devant la résidence de l'ambassadeur turc à Washington.

De multiples vidéos, analysées notamment par le New York Times, semblent confirmer l'implication de personnels turcs, dont plusieurs étaient en costumes, portaient une oreillette ou étaient armés. D'autres étaient des civils, dont des citoyens américains selon le quotidien.

Douze personnes dont un policier ont été blessées. Deux Turcs ont été interpellés puis libérés et autorisés à quitter le pays grâce à leur immunité diplomatique.

Ces images ont scandalisé aux États-Unis. Le sénateur John McCain a réclamé l'expulsion de l'ambassadeur de Turquie.

Celui-ci avait été convoqué par le département d'État. Puis Ankara a convoqué l'ambassadeur américain pour protester contre «des failles de sécurité» durant la visite.

Dans son texte, la Chambre estime que «les forces de sécurité turques ont agi de manière brutale et non professionnelle». «Les violences ont commencé quand des supporters d'Erdogan et des individus du complexe de l'ambassade turque sont passés outre les policiers du District de Columbia pour attaquer violemment les manifestants», déclare-t-elle.

«Ces agents turcs ont violé de façon flagrante les droits liés au Premier amendement (liberté d'expression et de rassemblement) de citoyens américains, et de nombreux agents de sécurité turcs armés ont tabassé, frappé avec les pieds et étranglé des manifestants non armés», juge la Chambre.

Les parlementaires réclament des poursuites contre les responsables turcs, la levée de l'immunité de tout agent turc qui serait interpellé dans des violences aux États-Unis, et un réexamen des procédures de sécurité du département d'Etat.

Enfin, la Chambre demande des actions pour «renforcer les libertés de la presse et de la société civile dans des pays comme la Turquie».




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