Trump souhaite «bonne chance» à l'ancien chef du FBI

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James Comey témoignera jeudi devant la commission du Renseignement su Sénat pour une audition particulièrement attendue.

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Agence France-Presse
WASHINGTON

Donald Trump a souhaité mardi «bonne chance» à l'ancien patron du FBI James Comey, témoin-clé qui sera entendu jeudi au Congrès dans le cadre de l'enquête russe qui empoisonne le mandat du président américain.

À l'occasion d'une réunion avec les chefs républicains à la Maison-Blanche, M. Trump s'est vu demander s'il avait un message à l'attention de James Comey, qu'il a brutalement renvoyé de ses fonctions le 9 mai.

«Je lui souhaite bonne chance», a répondu laconiquement M. Trump.

James Comey témoignera jeudi devant la commission du Renseignement su Sénat pour une audition particulièrement attendue. Selon CNN, l'ancien grand flic à l'intention d'en dire le plus possible à propos d'éventuelles pressions de Donald Trump sur lui pour orienter ou faire classer des pans de l'enquête sur une collusion entre la Russie et l'équipe de campagne du président républicain avant les élections de l'année passée.

C'est la toute première fois que James Comey s'exprimera sur le sujet depuis son limogeage.

Si une tentative d'entrave de la justice était confirmée, ce délit, selon des élus, pourrait justifier l'ouverture d'une procédure de destitution du président américain.

«Je me félicite que ce soit une audition publique», a dit le chef des démocrates du Sénat, Chuck Schumer. «Il faut qu'il dise tout. Sur un sujet aussi grave, les Américains méritent d'entendre toute la vérité, rien que la vérité».

Véritable événement politico-médiatique, l'audition, qui aura lieu dans une immense salle devant la commission du Renseignement du Sénat, sera exceptionnellement retransmise sur les chaînes généralistes ABC, CBS et NBC, en plus des chaînes d'information, qui y consacrent déjà une part importante de leur antenne.

La chaîne CNN affichait ainsi dès mardi son célèbre compte à rebours. Des bars ouvriront le matin pour diffuser le grand oral. Et au Capitole, mardi, les élus à peine rentrés de congés étaient bombardés de questions sur le rendez-vous.

L'homme qui dirigeait la police fédérale depuis 2013, congédié par Donald Trump le 9 mai, est appelé à confirmer si, oui ou non, le président américain a fait pression sur lui pour orienter ou faire classer des pans de l'enquête du FBI sur les ingérences russes dans la campagne présidentielle et une éventuelle coordination entre des membres de l'équipe Trump et la Russie.

Des notes écrites par M. Comey et ayant fuité dans la presse indiquent que le président a franchi une ligne rouge en lui demandant d'abandonner l'enquête sur Michael Flynn, son ex-conseiller à la sécurité nationale, ce qui ressemblerait à une tentative d'entrave de la justice, un délit qui selon des élus justifierait l'ouverture d'une procédure de destitution.

À charge pour M. Comey de tirer le vrai du faux.




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