L'ancien directeur du renseignement critique Trump

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Les Pères de la République ont créé trois branches égales et séparées pour gouverner le pays, mais ce système, sous la présidence de Donald Trump, est en train de «s'éroder», a dit l'ancien directeur du renseignement, James Clapper.

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Hope Yen
Associated Press
WASHINGTON

La démocratie américaine est «attaquée» sur différents fronts par le président Donald Trump et la Russie, soutient l'ancien directeur du renseignement national, James Clapper.

M. Clapper a exprimé ses inquiétudes face au congédiement abrupt du directeur du FBI, James Comey, alors qu'une enquête est menée sur les liens entre Moscou et l'organisation électorale de M. Trump.

«Nos institutions subissent des attaques de plusieurs façons, tant sur le plan externe - la donnée importante ici est l'ingérence russe dans notre système électoral. Nos institutions sont aussi attaquées à l'interne», a déclaré M. Clapper.

À la question: «À l'interne? Par le président?». M. Clapper a répondu: «Exactement».

Les Pères de la République ont créé trois branches égales et séparées pour gouverner le pays, mais ce système, sous la présidence de Donald Trump, est en train de «s'éroder», a-t-il dit.

La Maison-Blanche n'a pas réagi aux critiques formulées par l'ancien directeur du renseignement de Barack Obama. Aucun employé de la Maison-Blanche ne s'est présenté aux émissions dominicales américaines, laissant à l'ambassadrice des États-Unis à l'ONY, Nikki Haley, la tâche de défendre le président.

«Le président est comme le chef de la direction (CEO) du pays. Il peut engager et congédier qui il veut», a-t-elle lancé.

Plusieurs élus souhaitent que le prochain directeur du FBI ne soit pas un politicien. D'autres veulent que le président remette le contenu des enregistrements des conversations qu'il a eues avec M. Comey, si ceux-ci existent.

Le sénateur républicain Lindsey Graham, qui siège au comité sénatorial sur la Justice, souhaite l'embauche d'un membre du FBI afin de calmer la grogne au sein de la population. Pour lui, les deux candidatures les moins désirables sont celles de l'ancien représentant Mike Rogers et de l'actuel sénateur texan John Cornyn. «Les circonstances actuelles ne sont pas normales», a-t-il fait valoir.

Mike Rogers est l'ancien président du comité de la chambre des représentants sur le renseignement. Il a reçu un appui de taille: celui de l'Association des agents du FBI. Lui-même est un ancien policier de l'agence.




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