Un ancien conseiller de Trump nie avoir travaillé pour la Russie

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La Maison-Blanche s'est empressée de minimiser les liens entre Carter Page (photo) et l'équipe de campagne de Donald Trump.

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Agence France-Presse
Washington

Un ancien membre de l'équipe de campagne de Donald Trump, que le FBI aurait surveillé l'an dernier pour d'éventuels liens avec Moscou, a nié mercredi sur CNN avoir travaillé pour la Russie.

Selon le Washington Post de mardi, les enquêteurs du FBI ont obtenu un mandat l'an dernier de la Foreign Intelligence Surveillance Court (FISA), un tribunal secret chargé d'enquêter sur les affaires sensibles d'espionnage ou de terrorisme, pour surveiller les communications de Carter Page, un ancien conseiller de Donald Trump sur la politique étrangère.

Le FISA et le FBI soupçonnent l'ancien banquier basé à Moscou d'avoir travaillé pour, ou avec, le pouvoir russe.

Interrogé à cet égard par CNN pour savoir s'il travaillait pour un gouvernement étranger, Carter Page a répondu «bien sûr que non». «C'est une telle blague qu'il n'y a pas de mots», a-t-il ajouté.

La Maison-Blanche s'est empressée de minimiser les liens entre Carter Page et l'équipe de campagne de Donald Trump.

Un responsable a affirmé à l'AFP que Carter Page n'avait jamais rencontré Donald Trump et n'avait pas de badge de campagne.

Ce même responsable a cependant admis que Carter Page avait écrit des notes politiques pour la campagne mais qu'il n'était qu'un conseiller parmi d'autres, recommandé par un conservateur de l'Iowa, Sam Clovis, qui travaille maintenant au ministère de l'Agriculture.

Sollicité, le FBI n'a pas commenté les informations du Washington Post.

Le FBI enquête depuis juillet sur l'interférence présumée de la Russie dans la présidentielle américaine. Moscou a mené des piratages et une campagne de désinformation visant à discréditer la démocrate Hillary Clinton, selon les agences américaines de renseignement.

La police fédérale cherche à savoir s'il y a eu «coordination» entre des proches de Donald Trump et des responsables russes, selon son directeur James Comey.

Donald Trump estime que ces affaires d'interférence sont de «fausses informations» et que l'administration de son prédécesseur Barack Obama l'a espionné.

Donald Trump avait nommé Carter Page comme conseiller en mars 2016. Puis M. Page a assisté à la convention républicaine en juillet, où lui et d'autres proches de M.Trump ont rencontré l'ambassadeur russe aux États-Unis Sergueï Kisliak.

Mais plusieurs mois plus tard, Carter Page a été désavoué par l'équipe de Donald Trump, apparemment en raison de ses voyages à Moscou - pour affaires privées, selon lui - qui commençaient à attirer l'attention.

Son nom est ensuite réapparu dans un dossier rédigé par un ancien espion britannique Christopher Steele, qui fait état de contacts répétés entre l'équipe de campagne de Donald Trump et la Russie.

Carter Page a dit au Washington Post n'avoir «rien à cacher». «Cela confirme tous mes soupçons sur la surveillance injustifiée et politiquement motivée du gouvernement», a-t-il noté.




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