Démission du gouverneur de l'Alabama suite à un scandale sexuel

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Robert Bentley s'est adressé aux médias après avoir démissionné de son poste, lundi.

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Agence France-Presse
Montgomery

Le gouverneur de l'Alabama, Robert Bentley, a démissionné lundi, alors qu'il faisait l'objet d'une procédure de destitution pour avoir supposément utilisé les ressources de l'État pour cacher une présumée relation extraconjugale avec une assistante.

Le républicain de 74 ans a baissé la garde face au scandale sexuel qui a pris de l'ampleur au cours des derniers jours, reconnaissant sa culpabilité pour deux infractions relatives à des dépenses de campagne irrégulières révélées pendant l'enquête sur sa possible liaison avec une assistante.

Les audiences visant à décider de la possible destitution du gouverneur Robert Bentley venaient d'ailleurs de s'amorcer, lundi.

Les irrégularités quant aux dépenses ne sont pas forcément liées à la relation que M. Bentley aurait entretenue avec l'ancienne assistante Rebekah Caldwell Mason.

Le commissaire à l'éthique de l'Alabama avait déterminé, la semaine dernière, que M. Bentley avait probablement enfreint les règles d'éthique et les lois sur le financement électoral au cours du scandale.

L'un des méfaits concerne un prêt de 50 000 $ US que M. Bentley a fait durant sa campagne de novembre et qu'il n'a pas, selon les enquêteurs, rapporté avant janvier. En vertu de la loi qui s'applique dans l'État de l'Alabama, les contributions doivent être déclarées dans les semaines suivant les transactions en cause. L'autre délit se rapporte au recours près de 9000 $ US issus des fonds de sa campagne pour des frais judiciaires de Rebekah Caldwell Mason.

Les audiences survenaient trois jours après que le gouverneur républicain eut demandé pardon à la population sur les marches du Capitole de l'État, admettant avoir déçu des gens, mais assurant n'avoir rien fait d'illégal ou de susceptible de valoir une destitution.

Plusieurs, chez les républicains, avaient demandé à Robert Bentley de quitter volontairement son poste.

C'est la lieutenante-gouverneure Kay Ivey qui succède à M. Bentley, devenant la deuxième femme à la tête de l'Alabama.

M. Bentley est plongé dans la controverse depuis que des enregistrements ont fait surface, l'an dernier, dans lesquels on l'entend faire des commentaires à caractère romantique et sexuel à une assistante, en 2014, avant son divorce. L'une des accusations tient du fait que le gouverneur aurait utilisé des ressources de l'État pour tenter de retrouver ces enregistrements.




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