Le Congrès s'attaque au financement de Planned Parenthood

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Des militants pro-vie manifestent devant une clinique de Planned Parenthood en septembre dernier, à Jackson, au Michigan.

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Agence France-Presse
Washington

Le Congrès américain, à majorité républicaine, a abrogé jeudi une directive de l'ère Obama destinée à sanctuariser les financements publics des cliniques de planifiction familiale, déclenchant la colère des démocrates et de nombreuses associations de défense de l'avortement.

Le Sénat a adopté la mesure de justesse, après un vote à 50-50 départagé de façon exceptionnelle par le vice-président Mike Pence, qui en a le pouvoir en tant que président du Sénat. La Chambre des représentants avait approuvé le texte en février. Il ne reste plus qu'au président Donald Trump à le promulguer.

Aux États-Unis, les fonds publics ne peuvent permettre de subventionner les avortements, selon la loi en vigueur. Mais les cliniques comme celles du réseau Planned Parenthood, dont beaucoup pratiquent des IVG, peuvent recevoir des fonds en remboursement d'autres soins de santé, comme des dépistages ou la contraception.

Une douzaine d'États contrôlés politiquement par les républicains avaient cependant voté localement pour interdire le transfert d'argent public à toute clinique qui pratiquerait des avortements. L'administration Obama avait signé en décembre dernier une directive interdisant ce type de mesures de rétorsion, arguant que cela fragiliserait l'équilibre financier des cliniques, privant de nombreuses femmes aux revenus modestes de soins essentiels.

«Les femmes vulnérables qui cherchent de véritables soins de santé généralistes méritent mieux que des établissements centrés sur l'avortement comme Planned Parenthood», s'est félicitée l'élue républicaine Diane Black, du Tennessee.

Les démocrates, minoritaires au Congrès, ont condamné le vote comme une atteinte aux droits des femmes.

Cette mesure «est un nouvel épisode de la guerre menée par les républicains contre les femmes», a tonné le chef de file des sénateurs démocrates, Chuck Schumer. «Elle autorisera les Etats à traiter les femmes comme des citoyennes de seconde zone».




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