Le chef militaire de l'OTAN à la rescousse des diplomates américains

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Agence France-Presse
Washington

Le général américain commandant les forces de l'OTAN en Europe a défendu jeudi à Washington l'importance de l'action des diplomates américains, dont l'administration Trump veut réduire le budget de 28%.

Ces coupes budgétaires «rendraient (mon) travail plus difficile», a admis le général Curtis Scaparrotti devant la commission des Forces armées du Sénat américain, en réponse à une question de la sénatrice démocrate Elizabeth Warren.

Reprenant une argumentation déjà développée ces dernières semaines par plusieurs grands chefs militaires américains, le général Scaparrotti a expliqué que les forces armées n'étaient qu'un des outils dont les États-Unis disposent pour défendre leur sécurité nationale.

«Je dépends largement de mes relations avec les autres branches du gouvernement», a souligné le général, en prenant l'exemple de la lutte contre les réseaux extrémistes internationaux.

En Europe, «ce sont principalement des agents du Trésor et du département d'État» qui mènent la lutte contre ces réseaux, «et non des militaires», a-t-il souligné.

Mercredi, le général Joe Dunford, le chef d'état-major inter-armées, avait déjà témoigné devant le Congrès que les militaires ne pouvaient pas tout faire.

«Pour que nous soyons efficaces contre le groupe État islamique ou contre n'importe quelle menace à laquelle nous faisons face en ce moment, nous devons mettre à profit toutes les capacités dont notre notre pays dispose: diplomatiques, économiques et militaires», a-t-il dit.

«On pourrait éliminer tout le groupe État islamique et tout Boko Haram cet après-midi, mais à la fin de la semaine leurs rangs seront à nouveau remplis» s'il n'y a pas d'action diplomatique, politique ou économique qui suit derrière, avait expliqué de son côté au début du mois au Congrès le général Thomas Waldhauser, le chef des forces américaines en Afrique.

Jeudi, le général Scaparrotti a par ailleurs souhaité que le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson et ses collègues de l'OTAN trouvent une date pour se rencontrer prochainement.

Le ministre américain a annoncé mercredi qu'il ne participerait pas à la prochaine réunion des ministres des Affaires étrangères de l'OTAN en avril, apparemment pour cause de conflit d'agenda avec une future visite du président chinois aux États-Unis.

«Il est essentiel que nos alliés de l'OTAN comprennent que nous sommes absolument engagés dans l'Alliance (atlantique) et que nous continuons d'en être un leader clef», a-t-il dit.




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