Le projet d'abrogation d'Obamacare est dévoilé

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Le président de la commission des Voies et Moyens, Kevin Brady, lors de la conférence CPAC, en février dernier.

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Agence France-Presse
Washington

La majorité républicaine du Congrès américain a lancé le coup d'envoi de la réforme du système de santé et de l'abrogation de la réforme de Barack Obama, dévoilant pour la première fois un texte élaboré avec la Maison-Blanche.

«Il est temps de tourner la page et de sauver notre système de santé de cette loi désastreuse», a déclaré Paul Ryan, président de la Chambre, après la publication d'une proposition de loi attendue depuis des semaines, et négociée de près avec l'entourage de Donald Trump.

«Notre proposition de loi transfère le pouvoir de Washington vers les Américains», a déclaré pour sa part Kevin Brady, président d'une des commissions de la Chambre des représentants chargées de la réforme.

«Obamacare» fut votée en 2010 par la majorité démocrate de l'époque et a permis à plus de 20 millions d'Américains de souscrire une couverture-maladie.

Les républicains, désormais au pouvoir à la Maison-Blanche et au Congrès, se sont engagés depuis des années à abroger la réforme démocrate, mais ne sont pas tous d'accord sur la façon de la remplacer.

C'est leur priorité législative.

Le projet dévoilé lundi, et qui sera débattu dans les mois prochains par les parlementaires, supprime l'obligation universelle de s'assurer, qui était la clé de voûte d'Obamacare, et va dans le sens d'un désengagement de l'État fédéral.

Mais le texte conserve deux acquis majeurs d'Obamacare: la possibilité pour les enfants de rester sur l'assurance de leurs parents jusqu'à 26 ans, et l'interdiction aux assureurs de discriminer les patients en fonction de leurs antécédents médicaux.

L'aile conservatrice du parti républicain devrait s'offusquer d'un volet: la création d'un crédit d'impôt, entre 2000 et 14 000 dollars par an, afin d'aider les Américains à payer leurs primes d'assurance.

Donald Trump, lors d'un discours au Congrès mardi dernier, avait martelé que le système créé par Obamacare était en train de s'écrouler, en raison de la hausse des coûts constatés sur les marchés d'assurance individuels dans plusieurs États.

La libéralisation doit conduire à une baisse des coûts, selon les républicains, et donc à une couverture plus accessible aux consommateurs.

Mais une partie des républicains s'inquiète d'un chambardement trop brutal, et ont tracé une ligne rouge: pas question, ont notamment déclaré quatre sénateurs républicains, que les Américains ayant pu s'assurer grâce à Obamacare finissent par perdre leur assurance.

Ils auront à coeur de protéger les financements du programme Medicaid, pilier de la protection sociale créé dans les années 1960 et destiné aux ménages les plus modestes. L'État fédéral assume aujourd'hui une portion importante des coûts du programme, le reste étant à la charge des États.

Selon le projet républicain, les crédits fédéraux seraient plafonnés et donc potentiellement réduits.

Pour les chefs républicains, la marge de manoeuvre est très limitée. Au Sénat, ils n'ont que 52 sièges sur 100.

«Ils n'ont pas les voix», a assuré vendredi Nancy Pelosi, chef de file des démocrates de la Chambre.




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