Annulation d'une mesure d'Obama limitant les prisons privées

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Dans une lettre adressée au chef de l'administration pénitentiaire, datée de mardi et rendue publique jeudi, le nouveau ministre conservateur de la Justice Jeff Sessions annonce «abroger» une circulaire d'août 2016 de l'ancien gouvernement, intitulée «Réduire l'utilisation des prisons privées».

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Agence France-Presse
WASHINGTON

Le ministère américain de la Justice a annulé une directive de l'ancien gouvernement de Barack Obama qui visait à mettre fin à l'utilisation de prisons privées pour les détenus fédéraux.

Le gouvernement dirigé par Donald Trump continue ainsi à détricoter les mesures phares prises sous l'administration de son prédécesseur.

Dans une lettre adressée au chef de l'administration pénitentiaire, datée de mardi et rendue publique jeudi, le nouveau ministre conservateur de la Justice Jeff Sessions annonce «abroger» une circulaire d'août 2016 de l'ancien gouvernement, intitulée «Réduire l'utilisation des prisons privées».

L'ancien exécutif avait décidé de ne plus utiliser à terme ces prisons, en raison des problèmes constatés dans ces établissements.

Cette décision était fondée sur un rapport officiel très critique qui avait conclu que les prisons privées étaient le théâtre de davantage de carences de sécurité et de violences, et offraient moins de chances de réinsertion.

Mais le nouveau pouvoir dirigé par Donald Trump, qui a promis une politique musclée de maintien de l'ordre, ne voit pas du même oeil les prisons privées, qui représentent par ailleurs un marché énorme.

La décision de ne plus recourir à ces prisons privées «entravait la faculté de l'administration des prisons de répondre aux besoins futurs du système pénitentiaire fédéral», a assuré M. Sessions dans sa lettre d'abrogation.

Cette décision n'est pas une surprise: les actions d'entreprises de prisons privées avaient bondi à Wall Street après l'élection de Donald Trump.

La majorité des personnes détenues dans les prisons privées sont des étrangers sous le coup de poursuites judiciaires, dont de nombreux migrants sans papiers ou incarcérés pour des affaires de stupéfiants.

Une grosse partie des plus de 2 millions de prisonniers aux États-Unis ne sont toutefois pas concernés: ils sont écroués dans des pénitenciers publics ou privés sous le contrôle des États et non des prisons gérées par l'administration fédérale.

En 2013, quelque 30 000 détenus fédéraux se trouvaient dans des prisons privées, sur un total de 220 000 personnes. En 2015, le nombre avait chuté à 22 600 détenus sur un total de 190 000. L'objectif fixé par l'ancien gouvernement était de descendre encore, à 14 200 détenus d'ici le 1er mai 2017.




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