Trump enchaîne les entrevues pour remplacer Michael Flynn

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Le président Donald Trump accompagné de Reince Priebus, Mike Pence, Sean Spicer et l'ancien responsable de la sécurité Michael Flynn.

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Catherine Lucey, Julie Pace
Associated Press
West Palm Beach

Alors qu'il s'affaire à remettre sur rails son administration, le président américain Donald Trump rencontre ce week-end plusieurs candidats potentiels pour pourvoir le poste de conseiller à la sécurité nationale, laissé vacant par le général Michael Flynn.

M. Trump prévoyait notamment rencontrer John Bolton, l'ancien ambassadeur américain aux Nations Unies, ainsi que le lieutenant général H.R. McMaster, alors qu'il séjourne à Mar-a-Lago, en Floride.

C'est ce qu'a indiqué un responsable de la Maison-Blanche qui s'exprimait sous le couvert de l'anonymat.

Le président Trump cherche à remplacer rapidement le conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn, qui a été forcé de démissionner. Son premier choix était le vice-amiral retraité Robert Haward, mais ce dernier a refusé l'offre.

M. Trump a indiqué par le biais de Twitter, samedi matin, qu'il «aura plusieurs rencontres ce week-end à la Maison-Blanche du Sud».

Le président devait aussi prendre part à un rassemblement, en après-midi. Il a également pris les réseaux sociaux pour s'en prendre une fois de plus aux médias.

Trouver un nouveau conseiller à la sécurité nationale a été source de défis pour M. Trump. Ce dernier avait démontré de l'intérêt pour une possible candidature de l'ancien directeur de l'agence centrale du renseignement (CIA), David Patraeus. Un autre responsable de la Maison-Blanche qui a requis l'anonymat a toutefois affirmé qu'une telle nomination a été écartée.

Michael Flynn a démissionné à la demande de Donald Trump, lundi, dans la foulée de révélations voulant qu'il ait induit en erreur le vice-président Mike Pence quand celui-ci l'avait interrogé sur ses communications avec des responsables russes durant la transition. Le démissionnaire a caché avoir possiblement discuté des sanctions imposées à des diplomates russes par Barack Obama, qui était alors toujours président.

Décret-loi

À Munich, où se déroulait une conférence sur la sécurité, le secrétaire américain à la Sécurité intérieure, John Kelly, a de son côté révélé quelques détails sur le nouveau décret-loi que M. Trump entend présenter la semaine prochaine.

Affirmant que le président américain travaille sur une version "simplifiée" de son décret-loi interdisant l'entrée en sol américain aux ressortissants de sept pays majoritairement musulmans, M. Kelly a indiqué que les points d'achoppe qui ont mené sa mesure à être suspendue par des juges fédéraux seront enlevés.

Alors qu'il prenait la parole dans une discussion publique portant sur la lutte contre le terrorisme au sommet de Munich, M. Kelly a fait valoir que le décret-loi original promulgué avait été élaboré en tant que «pause temporaire» en matière d'immigration. Cette mesure visait à identifier les failles du système d'approbation d'entrée de ressortissants. Les failles existent, a-t-il assuré.

Le secrétaire à la Sécurité intérieure a dit que l'administration Trump avait été surprise de constater que des tribunaux américains avaient bloqué la mise en application du décret-loi.

«Le président entend présenter une version plus rigoureuse et simplifiée» de l'interdiction d'entrée, a-t-il déclaré.

Invité à spécifier si les détenteurs d'un visa ou d'un permis de résidence permanente («green card») originaires des sept pays majoritairement musulmans pourront entrer aux États-Unis, M. Kelly a répondu qu'il s'agissait d'«une bonne supposition».

Il a toutefois ajouté que seules les personnes qui ont un visa et qui sont déjà en transit obtiendraient une telle autorisation. Les autres devront se soumettre à «une courte période de mise en place progressive afin de s'assurer que les gens de l'autre extrémité ne montent pas à bord de leurs avions».

M. Kelly n'a pas précisé si une telle directive s'appliquera aussi aux détenteurs du permis de résidence permanente.

Le premier mois de l'administration Trump en chiffres

Alors que l'administration de Donald Trump passe le cap du premier mois en fonction, voici un aperçu, en chiffres, de ce qui a occupé le nouveau président américain.

  • 24: Nombre de décrets-lois et notes de service signés. Ceux-ci touchent autant de questions que le retrait des États-Unis du partenariat commercial transpacifique, l'imposition d'un gel sur l'embauche de personnel par le gouvernement fédéral et une réduction des réglementations rattachées à la loi sur les soins de santé mise en place par l'ex-président Barack Obama.
  • 1: Nombre de décrets-lois bloqués. Il s'agit de l'interdiction d'entrée aux États-Unis pour les ressortissants de sept pays majoritairement musulmans, mesure qui a été suspendue par des juges fédéraux. Le président Trump devrait soumettre un nouveau décret-loi la semaine prochaine.
  • 6: Nombre moyen de fois que Donald Trump a eu recours à Twitter pour s'exprimer chaque jour à partir de son compte personnel [AT]realDonaldTrump
  • 25,1 millions: Nombre d'abonnés au compte Twitter [AT]realDonaldTrump
  • 15,5 millions : Nombre d'abonnés au compte Twitter officiel de la présidence, [AT]POTUS
  • 4: Nombre de visites par des dirigeants étrangers (Royaume-Uni, Japon, Canada, Israël)
  • 1: Nombre de visites annulées des dirigeants étrangers, soit celle du président mexicain Enrique Peña Nieto.
  • 1: Candidature soumise au Congrès pour un poste de juge à la Cour suprême: Neil Gorsuch
  • 2 : Nombre de choix personnels qui se sont heurtés à un échec. Il s'agit du retrait de la nomination d'Andrew Puzder pour le poste de secrétaire au Travail ainsi que du départ forcé de Michael Flynn à titre de conseiller national à la sécurité.
  • 14: Nombre de nominations à un poste faisant partie du conseil des ministres qui ont été approuvées, sur un total de 24
  • 39: Pourcentage de répondants à un sondage du Pew Research Center qui ont affirmé leur satisfaction envers Donald Trump depuis son entrée en fonction. Le coup de sonde a été mené entre le 7 et le 12 février.
  • 3: Nombre de week-ends au cours desquels M. Trump a séjourné à son luxueux club de Mar-a-Lago, en Floride.




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