Washington publie une liste d'attentats «mal couverts par les médias»

La Maison-Blanche évoque, entre autres, les attentats de... (PHOTO DOMINIQUE FAGET, ARCHIVES AFP)

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La Maison-Blanche évoque, entre autres, les attentats de Paris le 13 novembre 2015.

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Agence France-Presse
WASHINGTON

La Maison-Blanche a publié une longue liste de plusieurs dizaines d'attentats qu'elle juge avoir été mal couverts par les médias alors qu'ils ont été suivis et rapportés par la presse du monde entier.

Plusieurs médias, dont la BBC, le Guardian, le Washington Post et Le Monde, ont répondu en publiant des liens vers leur large couverture de ces attaques.

Le président américain Donald Trump avait accusé lundi les médias «très, très malhonnêtes» de ne «pas vouloir couvrir» certains attentats.

«Ils ont leurs raisons et vous le savez bien», avait-il ajouté sans étayer cette étonnante déclaration, lors d'une visite en Floride du commandement militaire américain chargé du Moyen-Orient et de la lutte contre le groupe Etat islamique (EI).

À l'appui de ces dires, son porte-parole Sean Spicer avait promis de publier une liste, estimant qu'il y avait «beaucoup d'exemples (d'attentats) qui n'ont pas eu la couverture qu'ils méritaient».

En préambule de cette liste chronologique de 78 attaques depuis septembre 2014, publiée lundi soir, la Maison-Blanche affirme que, «depuis que l'EI a proclamé son califat» en juin 2014, «un attentat majeur exécuté ou inspiré par le groupe a visé l'Occident plus d'une fois toutes les deux semaines». «La plupart n'ont pas reçu l'attention des médias qu'ils méritaient», ajoute l'exécutif américain.

La Maison-Blanche mentionne le lieu, le mois de l'attentat, le nombre de victimes mortes ou blessées et le nom des assaillants. Mais elle ne donne jamais leur nationalité, sauf quand il s'agit de «personnes américaines» qui, à l'inverse, ne sont pas identifiées.

Parmi ces attaques figurent l'écrasement, dans le Sinaï égyptien le 31 octobre 2015, d'un Airbus A321 russe qui a fait 224 morts, essentiellement des touristes russes. Une bombe avait explosé à bord de l'avion après son décollage et l'attaque avait été revendiquée par le groupe EI.

Pour la France, la Maison-Blanche évoque les attentats de Paris le 13 novembre 2015, qui ont fait 130 morts, ou l'attaque au camion de Nice le 14 juillet dernier (84 morts).

Mais elle ne mentionne pas l'attaque contre le journal satirique Charlie Hebdo le 7 janvier 2015 (12 morts) par les frères Kouachi qui s'étaient revendiqués d'Al-Qaïda. En revanche, elle évoque les attaques des jours suivants contre une policière, décédée, et dans une supérette casher (4 morts), perpétrées par Amedy Coulibaly au nom de l'EI.

Pour les États-Unis, la liste mentionne l'attaque, revendiquée par l'EI, contre une boîte de nuit gaie à Orlando (Floride) qui a fait 49 morts. L'auteur du pire attentat commis sur le sol américain depuis le 11-Septembre est qualifié de «personne américaine» par la Maison-Blanche, qui ne donne pas son nom, pourtant connu: Omar Mateen, un Américain d'origine afghane.

L'exécutif américain liste beaucoup d'autres attentats qui ont fait la Une des médias pendant plusieurs jours: Istanbul (45 morts) en juin 2016, Sousse en Tunisie (38 morts) en juin 2015, Bruxelles (31 morts) en mars 2016, Dacca au Bangladesh (22 morts) en juillet, ou encore Berlin (12 morts) en décembre.

Le président américain est actuellement attaqué de toutes parts sur un décret fermant temporairement les frontières des États-Unis aux réfugiés et aux ressortissants de sept pays musulmans, dans le but d'empêcher que le «terrorisme islamique radical» frappe le pays.

Ses opposants dénoncent une mesure stigmatisant les musulmans et faisant l'amalgame avec les extrémistes.




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