É.-U.: la «bataille des toilettes» à la Cour suprême fin mars

Une affiche où l'on peut voir un logo... (PHOTO JONATHAN DRAKE, ARCHIVES REUTERS)

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Une affiche où l'on peut voir un logo mélangeant les genres accompagné du message : « Ça ne nous dérange pas » est collée sur le mur d'une toilette publique d'un hôtel de Durham, en Caroline du Nord.

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Agence France-Presse
WASHINGTON

La Cour suprême des États-Unis a annoncé vendredi qu'elle examinerait le 28 mars dans quelles salles de bain doivent aller les personnes transgenres, une question sensible qui a pris une dimension nationale.

Le dossier concerne un adolescent nommé Gavin Grimm, né de sexe féminin mais qui s'identifie comme un garçon. Il avait saisi la justice pour obtenir le droit d'utiliser les toilettes pour hommes de son école secondaire située à Gloucester, en Virginie.

Cette affaire extrêmement chargée politiquement, l'une des plus importantes de la session en cours, sera vraisemblablement plaidée à la Cour suprême avant que ne soit confirmé le magistrat Neil Gorsuch, nommé mardi par Donald Trump au neuvième siège vacant de la haute juridiction.

En l'absence du juge conservateur, cette affaire pourrait bien déboucher sur un jugement d'égalité à quatre juges contre quatre, la cour étant actuellement divisée entre un même nombre de progressistes et de conservateurs.

L'ancien gouvernement dirigé par Barack Obama avait pris la position selon laquelle l'accès aux toilettes et aux vestiaires sportifs du système de l'éducation publique devait se faire selon le sexe auquel un élève s'identifie, et non selon son sexe de naissance.

Mais cette idée a été violemment combattue par une douzaine d'États républicains, qui avaient entamé des poursuites en justice visant l'administration centrale.

Les directives fédérales avaient été vues par les Américains les plus conservateurs comme une ingérence dans leurs affaires scolaires locales et un abus de pouvoir de la Maison-Blanche.

Les défenseurs de cette position avancent deux arguments principaux, l'un religieux, l'autre sécuritaire. « Pas d'homme dans les toilettes des filles », martèlent-ils sur les réseaux sociaux ou dans les rassemblements.




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