Trump veut une relation «d'égal à égal» avec Poutine

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Le président américain Donald Trump s'est entretenu par téléphone avec son homologue russe Vladimir Poutine.

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Agence France-Presse
Washington

Donald Trump a indiqué samedi avoir fait un «premier pas significatif» pour «améliorer les relations» entre les États-Unis et la Russie, au cours d'un entretien téléphonique avec Vladimir Poutine, tout en voulant rassurer ses alliés sur «l'importance fondamentale» de l'OTAN.

Les présidents américain et russe ont eu un entretien «positif» qui a duré près d'une heure, première étape «pour améliorer la relation entre les États-Unis et la Russie, qui a besoin d'être réparée», selon la Maison-Blanche.

Le Kremlin avait indiqué plus tôt que les deux hommes veulent développer des relations «d'égal à égal».

MM. Trump et Poutine ont notamment convenu d'une «coopération mutuelle pour vaincre le groupe Etat islamique» (EI), précise le communiqué de la Maison-Blanche.

Le président américain a ensuite signé un nouveau décret donnant 30 jours à ses responsables militaires pour lui présenter un plan «pour vaincre» l'EI et «identifier de nouveaux partenaires pour la coalition (mise en place par les États-Unis contre l'EI)».

Donald Trump a régulièrement fait part de sa volonté de réchauffer les relations avec Vladimir Poutine, après des années de tensions avec l'ancien président Barack Obama qui ont culminé avec les accusations contre le Kremlin de s'être immiscé directement dans l'élection américaine en piratant les adversaires politiques de M. Trump.

Partager le fardeau des dépenses

La perspective d'un rapprochement entre Washington et Moscou est accueillie avec méfiance par les alliés des États-Unis qui voient d'un mauvais oeil un éventuel allégement des sanctions internationales contre la Russie et craignent un désengagement des États-Unis de l'OTAN.

Les Européens s'inquiètent en particulier des déclarations très critiques de Donald Trump envers l'Alliance atlantique pendant sa campagne à un moment où la Russie fait peur sur le Vieux continent et où l'OTAN - largement portée par les États-Unis - paraît le seul rempart contre Vladimir Poutine.

Visiblement soucieux de se montrer rassurant, Donald Trump a souligné «l'importance fondamentale de l'OTAN» au cours d'un entretien téléphonique avec la chancelière allemande Angela Merkel.

Le président américain a également évoqué avec François Hollande l'importance de mieux «partager le fardeau des dépenses de défense» lors de l'entretien téléphonique qu'il a eu samedi avec le président français.

M. Trump avait reproché aux Alliés de profiter de la protection américaine sans vouloir payer le prix.

Le président français a également appelé son homologue américain au «respect» du principe de «l'accueil des réfugiés», au lendemain d'un sérieux tour de vis en matière d'immigration et d'accueil de réfugiés, visant certains pays musulmans afin de stopper l'entrée éventuelle sur le territoire américain de «terroristes islamiques radicaux».

Le décret «fonctionne très bien»

Aux États-Unis, l'entrée en vigueur d'un décret controversé sur l'immigration et les réfugiés, à l'encontre de sept pays musulmans (Irak, Iran, Libye, Somalie, Soudan, Syrie et Yémen), a provoqué des scènes chaotiques à  l'aéroport JFK de New York, où plusieurs dizaines de voyageurs en provenance pays musulmans étaient retenus par les services de l'immigration.

Des centaines de manifestants étaient encore présents dans la soirée à JFK où d'importantes forces de police ont été déployées.

Ce décret «fonctionne très bien» a jugé Donald Trump samedi soir lors d'une brève cérémonie de signature de nouveaux décrets.

«Nous allons avoir une interdiction (d'entrer sur le territoire) très, très stricte et nous allons imposer des vérifications extrêmes qui auraient dû être en place dans ce pays depuis des années», a insisté le président.

Ces restrictions draconiennes font déjà l'objet d'une plainte déposée par plusieurs associations de défense des droits civiques américaines, dont la puissante ACLU, qui veulent les bloquer. Ces associations ont réussi a faire libérer un Irakien interpellé vendredi soir à l'aéroport JF Kennedy.

Plusieurs citoyens de ces pays, en possession de visas en bonne et due forme, se sont vus refuser l'entrée du territoire américain dès vendredi soir par les services d'immigration.

Une Iranienne, étudiante en gestion en Californie, qui devait retourner le 4 février aux États-Unis a ainsi vu son billet annulé. «J'avais un billet sur Turkish (Airlines) le 4 février prochain, mais il a été annulé», a-t-elle déclaré à l'AFP sous couvert de l'anonymat.

Au Caire (Égypte), une famille irakienne disposant de visas a été empêchée d'embarquer à bord d'un vol vers New York, ont indiqué des responsables de l'aéroport à l'AFP.

La Maison-Blanche a fait savoir que le décret s'applique également aux détenteurs d'un permis de résidence permanente aux États-Unis (carte verte) en provenance des sept pays cités, qui ne pourront revenir sur le sol américain qu'après un entretien avec un agent consulaire avant leur arrivée.

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a dit espérer par la voix de son porte-parole Stéphane Dujarric, que ces mesures sont «temporaires» car «le besoin de protection des réfugiés n'a jamais été aussi grand».

Une semaine après son entrée à la Maison-Blanche, le nouveau président américain a déjà pris plusieurs mesures controversées, de la construction d'un mur à la frontière avec le Mexique, à la dénonciation d'accords commerciaux, en passant par l'annonce de coupes drastiques dans les contributions à l'ONU et des déclarations en faveur du rétablissement de la torture.




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