Mike Pence: «Le droit à la vie est en train de gagner»

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«Nous avons atteint un tournant historique dans la défense de la vie», a insisté le nouveau vice-président, applaudi par des milliers de manifestants rassemblés sur le National Mall, grand parc au sud de la Maison-Blanche.

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Sébastien BLANC
Agence France-Presse
WASHINGTON

Galvanisés par le soutien de Donald Trump, des dizaines de milliers de militants antiavortement ont manifesté vendredi à Washington, convaincus d'avoir désormais le vent en poupe dans un nouveau contexte politique favorable.

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Le vice-président américain a donné son allocution devant des milliers de personnes en compagnie de son épouse et sa fille.

PHOTO Yuri Gripas, REUTERS

Galvanisés par le soutien de Donald Trump, des dizaines de milliers de militants antiavortement ont manifesté vendredi à Washington, convaincus d'avoir désormais le vent en poupe dans un nouveau contexte politique favorable.

«Nous voici à un tournant historique», a lancé à la tribune Mike Pence, premier vice-président américain à assister à cette «March for Life», grand rendez-vous annuel des militants «pro-vie», c'est-à-dire opposés au droit à l'interruption volontaire de grossesse (IVG).

«La vie est en train de gagner», a ajouté M. Pence, en référence au nouveau rapport de force instauré par la victoire électorale de M. Trump, la Maison-Blanche et le Congrès étant désormais contrôlés par des opposants à l'avortement.

Il a été ovationné par la foule rassemblée sur le National Mall, grande esplanade au sud de la Maison-Blanche.

«Nous avons espoir que soient adoptées des lois pour protéger les enfants à naître, des lois qui prennent en compte toutes les femmes qui vivent une crise de grossesse, ne savent pas vers qui se tourner et ignorent qu'il existe des alternatives (à l'IVG)», confiait à l'AFP Carol Bracken, une participantes.

Venue de l'État du Connecticut, cette enseignante de 57 ans tenait une pancarte affichant: «L'avortement arrête un coeur et en brise un autre».

Comme elle, les manifestants venus de tous les États-Unis ont marché entre la Maison-Blanche et la Cour suprême, deux institutions dont ils attendent désormais beaucoup.

Ils ont appelé notamment le nouvel exécutif à cesser de financer Planned Parenthood, le plus grand réseau de planification familiale des États-Unis.

«Soutien total» de Trump

«L'heure est vraiment arrivée pour nous de restaurer le respect de la vie», affirmait Michael O'Dea, un responsable d'une association catholique de l'État du Michigan proposant une couverture santé alternative à l'Obamacare.

L'assistance était notamment composée de centaines d'élèves d'établissements scolaires catholiques, qui avaient parfois fait des dizaines d'heures d'autocar jusqu'à la capitale fédérale.

Dans un tweet vendredi, Donald Trump a assuré de son «soutien total» les participants à la «March For Life», qui se dit être le plus grand événement mondial contre l'avortement.

Le président leur avait déjà donné satisfaction lundi en signant parmi ses tout premiers décrets une interdiction de financement des ONG internationales qui soutiennent l'avortement.

M. Trump doit aussi nommer jeudi à la Cour suprême un magistrat qu'il a promis de choisir parmi les opposants à l'avortement.

La «Marche pour la vie» s'est déroulée six jours après que la «Marche des femmes» a rassemblé dans la capitale fédérale un demi-million de femmes souhaitant défendre leurs libertés fondamentales.

La «Women's March» a surpris par son ampleur et la «March for Life» entendait faire de même, mais vu la portion réduite du National Mall occupée par les militants antiavortement, ce pari est apparu impossible à relever.

Donald Trump avait pourtant assuré jeudi que les opposants à l'IVG pourraient surpasser en nombre les femmes qui avaient éclipsé son investiture tenue la veille.

La «Marche pour la vie» marque un anniversaire considéré comme funeste par ses participants: «Roe v. Wade», l'arrêt emblématique de la Cour suprême qui a légalisé l'avortement en 1973 dans tous les États-Unis.

Objectif: la Cour suprême

Pour sa 44e édition étaient également présents le cardinal Timothy Dolan de New York et à Kellyanne Conway, influente conseillère du nouveau maître de la Maison-Blanche et mère de famille catholique.

Le cortège a marché jusqu'à la colline du Capitole, où les manifestants étaient invités à faire pression sur leurs représentants au Congrès.

Mais l'oeil des manifestants s'est aussi tourné vers l'édifice en face du Capitole: la Cour suprême américaine, appelée à trancher en dernier ressort les questions toujours passionnelles aux États-Unis touchant à l'avortement.

Les participants de la «Marche pour la vie» savent que si Donald Trump se retrouvait en position de nommer un deuxième juge conservateur au cours de son mandat, leur rêve de renverser «Roe v. Wade» pourrait devenir réalité.

Selon un sondage Quinnipiac publié vendredi, 64% des Américains pensent que l'avortement devrait rester légal, 31% estimant le contraire.

«J'espère que l'avortement va devenir illégal, car je considère que c'est un meurtre», affirmait Katelyn Goodwin, une lycéenne de 17 ans.




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