Marine Le Pen s'affiche à la Trump Tower

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La présidente du Front national a été vue prenant un café au Trump Ice Cream Parlor, situé au rez-de-chaussée de la Trump Tower, avec trois hommes, dont son compagnon Louis Aliot, vice-président du FN.

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Catherine TRIOMPHE, Thomas URBAIN
Agence France-Presse
New York

La candidate d'extrême-droite à la présidentielle française Marine Le Pen a effectué jeudi une visite surprise à la Trump Tower, où se trouve le QG de Donald Trump à New York, mais elle n'a rencontré ni le futur président américain, ni aucun membre de son équipe.

La présidente du Front national, qui incarne la vague populiste en France et avait été l'une des premières à féliciter Donald Trump pour son élection en novembre, a pris un café dans l'un des restaurants de la Trump Tower, restée ouverte au public malgré la présence en son sommet du triplex du futur président des États-Unis.

Elle a été prise en photo attablée avec son compagnon Louis Aliot, vice-président du FN, et l'un des principaux contacts de son parti à New York, Guido Lombardi, qui habite dans cette tour.

Contrairement au leader europhobe britannique Nigel Farage, qui avait rencontré M. Trump à New York peu après sa victoire du 8 novembre, Mme Le Pen n'a rencontré «personne de notre équipe», a précisé une porte-parole du futur président, Hope Hicks.

Mme Le Pen n'a fait aucune déclaration et a quitté la tour discrètement, sans voir les journalistes.

M. Lombardi a précisé plus tard à l'AFP qu'ils avaient dîné ensemble mercredi soir avec «des industriels, des gens des Nations Unies, qui aiment bien Marine et qui veulent l'aider, contribuer à sa campagne.» Et qu'ils n'avaient pas vu M. Trump car «M. Trump ne nous a pas invités».

Il a ajouté que Marine Le Pen prévoyait d'aller vendredi à Washington, où «plusieurs membres du Congrès voudraient la rencontrer».

Voyage «privé» 

Sans donner davantage de détail, il a souligné qu'elle ne voulait pas faire de ce déplacement présenté comme «privé» un voyage «politique».

L'absence de rencontre avec l'équipe Trump a valu à Mme Le Pen les sarcasmes de la campagne de son rival conservateur, François Fillon: «La représentante du Front national qui se précipite aux États-Unis, outre Atlantique, qui essaie de toquer à la porte de M. Trump, qui lui ouvre à peine. C'est un peu minable», a tweeté Bruno Retailleau, coordinateur de la campagne de l'ex-Premier ministre de Nicolas Sarkozy.

Le directeur de campagne de Mme Le Pen, David Rachline, avait affirmé depuis Paris que Marine Le Pen était partie en visite «privée» pour deux ou trois jours à New York, ne donnant aucun détail sur son programme sauf pour écarter toute rencontre avec le futur président américain.

Un autre candidat à la présidentielle française, le centriste Emmanuel Macron, était à New York en décembre. Mais sa visite avait été annoncée et il n'avait pas caché être venu aussi bien pour se présenter à l'importante communauté française de la mégapole américaine, que pour des rencontres privées destinées à lever des fonds.

Apparemment désireuse de profiter d'un possible «effet Trump» sur les prochaines échéances électorales en Europe, Marine Le Pen a encore salué la semaine dernière le «volontarisme» du président élu en matière de protectionnisme, pour avoir poussé le constructeur automobile Ford à fabriquer certains modèles aux États-Unis plutôt qu'au Mexique.

Sa dernière visite connue à New York remonte à avril 2015, lorsqu'elle était venue à l'occasion d'une cérémonie du magazine Time pour les 100 personnes jugées les plus influentes de l'année par l'hebdomadaire.

«Je fais partie de la majorité des Français qui parlent peu l'anglais. En cela je suis très gaullienne: «I speak very badly»», avait-elle alors plaisanté avec un fort accent français.

Elle était aussi à New York fin 2011, avant sa première candidature à la présidentielle de 2012. Elle avait alors eu une rencontre controversée avec l'ambassadeur d'Israël à l'ONU, première rencontre avec un responsable israélien pour la fille de Jean-Marie Le Pen qui avait qualifié les chambres à gaz de «détail» de l'histoire de la Seconde guerre mondiale.

Les sondages pronostiquent pour l'instant que Marine Le Pen devrait atteindre le second tour de l'élection présidentielle prévu le 7 mai, qui désignera le successeur du président socialiste sortant François Hollande.




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