Poutine «essaie de casser» l'OTAN, dit le futur chef du Pentagone

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L'ancien militaire James Mattis dit soutenir la volonté de Donald Trump de renouer le dialogue avec la Russie, tout en soulignant qu'elle «a choisi d'être un rival stratégique des États-Unis».

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Agence France-Presse
WASHINGTON

Le président russe Vladimir Poutine «essaie de casser» l'Alliance atlantique, a estimé jeudi devant le Sénat américain James Mattis, l'ancien général des Marines choisi par Donald Trump pour devenir le prochain secrétaire à la Défense.

Le futur chef du Pentagone, sous réserve de confirmation par le Sénat, a par ailleurs estimé que la Chine «détruisait la confiance» dans ses relations avec ses voisins.

Sur la Russie, le général Mattis a affiché un message de fermeté, propre à rassurer les élus républicains qui s'inquiètent d'une possible complaisance du président élu envers le maître du Kremlin.

L'ancien militaire «soutient la volonté» de Donald Trump de renouer le dialogue, mais souligne en même temps que la Russie «a choisi d'être un rival stratégique des États-Unis».

Les États-Unis «doivent être capables de s'opposer» à Moscou le cas échéant, et de «se défendre si leurs intérêts sont menacés», explique-t-il dans ses réponses écrites aux questions que lui ont soumis les sénateurs.

Le général américain a aussi rendu un hommage appuyé aux agences du renseignement américaines, avec lesquelles le président élu est apparu plus d'une fois en porte-à-faux sur la question de l'ingérence russe dans l'élection présidentielle.

«Dans toutes mes années de service dans l'armée, j'ai eu une relation étroite» avec les agences du renseignement, a-t-il expliqué devant les sénateurs, et «j'ai pu évaluer leur efficacité parfois quotidiennement».

«J'ai un très, très haut de degré de confiance dans notre communauté du renseignement», a-t-il indiqué.

À propos de la Chine et de ses ambitions territoriales en mer de Chine méridionale, le général Mattis a expliqué qu'il fallait «collaborer avec la Chine quand c'est possible, mais aussi être prêt à s'opposer à des comportements inappropriés» si Pékin «choisit d'agir contrairement à nos intérêts».

Le secrétaire d'État nommé par Donald Trump, Rex Tillerson, s'est montré particulièrement ferme sur la question lors de sa propre audition de confirmation, semblant envisager que les États-Unis et leurs alliés puissent chercher à empêcher les Chinois d'accéder aux îlots contestés, qu'ils ont transformés en îles artificielles.




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