Trump assure que le Mexique paiera pour le mur promis

Le Mexique et les États-Unis sont déjà en... (photo Jose Luis Gonzalez, archives REUTERS)

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Le Mexique et les États-Unis sont déjà en plusieurs endroits séparés par un mur. Ci-dessus, une nouvelle section du mur érigé sur la frontière entre les villes américaine de Sundland Park et mexicaine de Ciudad Juárez, photographiée le 9 novembre dernier.

photo Jose Luis Gonzalez, archives REUTERS

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Associated Press
WASHINGTON

Le président désigné des États-Unis, Donald Trump, a répété vendredi que le Mexique paiera éventuellement pour le mur qu'il a promis d'ériger le long de la frontière entre les deux pays pendant la campagne électorale, tout en reconnaissant que le Congrès devrait avancer l'argent pour le concrétiser au plus vite.

L'équipe de M. Trump aurait toutefois l'intention de tout d'abord demander au Congrès des États-Unis de financer le projet, en s'appuyant sur une loi qui autorise la construction de clôtures et l'installation d'autres technologies le long de la frontière sud du pays.

S'exprimant sur Twitter tôt vendredi matin, M. Trump a accusé les médias de « malhonnêteté » pour ne pas avoir précisé que tout l'argent dépensé par les contribuables américains pour construire le mur sera éventuellement remboursé par le Mexique.

L'ancien président du Mexique Vicente Fox Quesada, détracteur de longue date de Donald Trump, a réitéré jeudi sur Twitter son opposition au projet du président désigné américain de faire payer son mur par le Mexique, dénonçant « une autre promesse qu'il ne pourra tenir ».

« Trump peut demander à qui il veut, mais ni moi ni le Mexique ne paierons pour ce monument raciste », écrit celui qui a dirigé le pays de 2000 à 2006.

La promesse de Donald Trump de construire l'« énorme, puissant et beau mur » sur la frontière sud des États-Unis, longue de plus de 3000 kilomètres, lui a valu à chaque fois un soutien enthousiaste et vocal pendant ses rassemblements électoraux. « Qui va payer ? » lançait le candidat, et la foule s'égosillait à chaque fois: « le Mexique ». Un mur de ciment et d'acier aussi haut que le plafond des salles où il se trouvait, promettait-il.

Trump a ensuite dit que le mur n'aurait pas besoin de suivre toute la frontière, en raison d'obstacles naturels comme les rivières. Il a déclaré après son élection qu'une simple clôture pourrait suffire en certains endroits.

Le coût du projet n'est pas établi, mais devrait s'élever à plusieurs milliards de dollars.

Pour aller au plus vite, les responsables républicains, qui contrôlent les deux chambres du Congrès et l'équipe de transition de M. Trump comptent s'appuyer sur une loi promulguée en 2006 par le président George W. Bush, autorisant la construction « d'une barrière physique » sur la frontière avec le Mexique.

Jamais mise en oeuvre, cette législation n'était pas non plus limitée dans le temps et peut donc servir de base légale à la construction à condition de trouver de l'argent frais.

Les républicains estiment que la marge de manoeuvre de l'opposition démocrate est limitée sur ce sujet qui rencontre l'adhésion d'une partie de la population. Qui plus est, tout blocage du financement du mur - que les républicains comptent introduire dès la fin avril dans le cadre d'un paquet budgétaire - pourrait forcer les démocrates à provoquer une paralysie du gouvernement, qui pourrait s'avérer politiquement coûteuse.

-Avec l'Agence France-Presse et lapresse.ca




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