La Californie enquête sur les forces de police «les plus tueuses» des États-Unis

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Parmi les incidents récents dénoncés par la presse américaine, la mort d'un homme de 73 ans sans arme et qui n'avait dans la poche qu'un crucifix en plastique. Il a été tué par balle par des policiers de Bakersfield, en Californie.

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Agence France-Presse
LOS ANGELES

La Californie enquête sur de possibles violations de droits civiques par les forces de l'ordre de la région de Bakersfield, au centre de l'État, accusées d'être à l'origine de davantage de décès que toute autre police du pays.

La ministre de la Justice de Californie, la démocrate Kamala Harris, a ouvert deux enquêtes sur les pratiques de la police du comté de Kern et sur celles de la ville de Bakersfield, dans une région rurale au centre de l'Etat le plus peuplé du pays, d'après un communiqué jeudi.

Cette enquête fait suite «aux plaintes de particuliers et d'organisations communautaires, ainsi qu'à des informations de presse, qui font état d'un usage excessif de la force et d'autres comportements graves», souligne le communiqué.

Le quotidien britannique The Guardian a notamment écrit que les officiers de police de la région étaient, per capita, ceux qui causaient «le plus de décès de la nation».

Dans une série d'articles, le journal anglais affirme que 14 personnes ont été tuées l'an dernier par les forces de l'ordre de Kern County, dont la population approche 875 000 personnes.

Par comparaison, dix personnes ont été tuées par la police de New York la même année, avec une population dix fois plus importante et 23 fois plus de policiers.

«Des données publiques concernant des décès causés par des tirs policiers ou lors de détentions par la police ont également été étudiées sur une période d'un an», ajoute le communiqué de Mme Harris, élue sénatrice des États-Unis en novembre et qui prendra ses fonctions en janvier.

«Le recours excessif à la force et les mauvais comportements policiers érodent la confiance du public dans nos forces de l'ordre», a-t-elle commenté.

L'association de défense des droits civiques ACLU s'est réjouie de l'ouverture de l'enquête, «un important premier pas pour que la police fasse des progrès nécessaires pour mieux répondre de ses actes et fasse un meilleur usage de la force».

«Il y a plus de personnes qui meurent en détention policière par tête dans le comté de Kern et par la police de Bakersfield que nulle part ailleurs dans le pays, et ces deux polices ont un historique peu enviable d'incidents où l'usage de la force se traduit par des décès», ajoute l'ACLU.

«Nous allons coopérer pleinement à l'enquête», a expliqué à l'AFP Ray Pruitt, porte-parole de la police du comté de Kern.

Le détective John Ramirez, de la police de Bakersfield, a quant à lui indiqué que le chef de la police Lyle Martin s'exprimerait sur le sujet «après avoir rencontré le département de Justice en janvier».

Parmi les incidents récents dénoncés par la presse américaine, la mort d'un homme de 73 ans sans arme et qui n'avait dans la poche qu'un crucifix en plastique. Selon sa famille, il souffrait de démence précoce. Il a été tué par balle par des policiers de Bakersfield qui ont dit qu'il n'avait pas obéi à leurs ordres.




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