Israël: l'ambassadeur nommé par Trump veut s'installer à Jérusalem

Israël occupe Jérusalem-Est depuis 1967 et a proclamé... (photo Mahmoud Illean, archives AP)

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Israël occupe Jérusalem-Est depuis 1967 et a proclamé tout Jérusalem comme sa capitale indivisible en 1980, alors que les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est la capitale de l'État auquel ils aspirent.

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Agence France-Presse
WASHINGTON

Le président élu des États-Unis Donald Trump a annoncé jeudi la nomination comme ambassadeur en Israël de David Friedman, un avocat qui a dit avoir hâte de remplir sa mission «dans la capitale éternelle d'Israël, Jérusalem», touchant un point très sensible dans la région.

«Je compte travailler sans relâche afin de renforcer les liens immuables qui unissent nos deux pays et faire avancer la paix dans la région, et j'ai hâte de le faire depuis l'ambassade américaine dans la capitale éternelle d'Israël, Jérusalem», a écrit David Friedman, cité dans un communiqué de l'équipe de Donald Trump.

L'ambassadeur nommé par Donald Trump reprend ainsi une promesse de campagne du républicain, qui a assuré que les États-Unis reconnaîtraient Jérusalem comme la capitale d'Israël et y installerait leur ambassade s'il devenait président.

Washington, ainsi que la majorité de la communauté internationale, ne reconnaît pas Jérusalem comme la capitale d'Israël et maintient son ambassade à Tel-Aviv.

«En tant qu'ambassadeur des États-Unis en Israël, David Friedman entretiendra la relation spéciale qui unit nos deux pays», a écrit Donald Trump dans le communiqué, sans faire mention de l'emplacement de l'ambassade.

Un choix «irresponsable»

«C'est un ami et un conseiller de longue date», a-t-il ajouté. «Sa relation étroite avec Israël soutiendra sa mission diplomatique et sera un formidable atout pour notre pays pendant que nous renforçons nos liens avec nos alliés et luttons pour la paix au Moyen-Orient.»

Sa nomination a immédiatement été critiquée par une association progressiste américaine, J Street, qui a dénoncé le choix «irresponsable» d'un «ami américain du mouvement de colonisation» dans les Territoires palestiniens.

Les sénateurs américains, qui devront confirmer cette nomination, «doivent savoir que la majorité des Juifs américains sont opposés aux opinions et aux valeurs que cette personne représente», poursuit l'organisation qui se définit comme «pro-Israël et pour la paix».

L'équipe de Donald Trump avait annoncé en septembre, après une rencontre entre ce dernier et le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, que les États-Unis reconnaîtraient Jérusalem comme «la capitale indivisible de l'État d'Israël» s'il était élu.

Sa proche conseillère Kellyanne Conway a redit en début de semaine, sur une radio américaine, que le déménagement de l'ambassade de Tel-Aviv à Jérusalem était une «très grande priorité».

Israël occupe Jérusalem-Est depuis 1967 et a proclamé tout Jérusalem comme sa capitale indivisible en 1980. Les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est la capitale de l'État auquel ils aspirent.




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