Rudy Giuliani ne sera pas ministre de Donald Trump

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Agence France-Presse

Le dénouement semble proche dans la saga sur la nomination attendue du prochain chef de la diplomatie américaine. L'ex-maire de New York Rudy Giuliani dit avoir retiré volontairement sa candidature, ouvrant grand la voie à ses rivaux, en premier lieu Mitt Romney.

Dans un communiqué, l'équipe de Donald Trump a annoncé vendredi que Rudy Giuliani, 72 ans, avait retiré sa candidature à tout poste dans la future administration lors d'un rendez-vous le 29 novembre avec le magnat de l'immobilier.

C'est le jour où le président élu, qui prendra ses fonctions le 20 janvier, a dîné devant les caméras à New York avec Mitt Romney, ex-contempteur devenu admiratif de M. Trump.

«Rudy aurait été un membre extraordinaire du cabinet, à plusieurs postes, mais je respecte complètement et je comprends ses raisons pour rester dans le secteur privé», a déclaré Donald Trump dans le communiqué.

Rudy Giuliani n'a pas donné les raisons de son retrait de la course, déclarant seulement que cette décision n'avait «rien à voir avec moi, cela a à voir avec ce qui est le mieux pour le pays et la nouvelle administration». Il explique qu'il continuera ses activités de consultant.

On ignore pourquoi la nouvelle de son retrait a été gardée secrète pendant dix jours.

C'est le troisième poids lourd républicain à avoir soutenu sans retenue Donald Trump pendant la campagne électorale qui se retrouve exclu du premier cercle, avec l'ancien président de la Chambre des représentants Newt Gingrich et le gouverneur du New Jersey Chris Christie, dont l'avenir n'est pas encore défini mais qui a été écarté de l'équipe de transition.

Le retrait de Rudy Giuliani devrait soulager les diplomates de carrière qui craignaient l'arrivée de cet homme politique au franc-parler légendaire et aux manières sans concession typiques de sa ville de New York, sans grande expérience des relations internationales.

Outre Mitt Romney, les prétendants au poste de secrétaire d'Etat incluent l'ancien patron de la CIA David Petraeus; le président de la commission des Affaires étrangères du Sénat Bob Corker; le patron d'ExxonMobil, Rex Tillerson; ou encore le parlementaire républicain Dana Rohrabacher.

La tournée continue

En déplacement en Louisiane, Donald Trump n'a pas évoqué la nouvelle, se concentrant pour un jour sur la dernière élection non décidée de la saison: le second tour samedi de la sénatoriale de Louisiane, qui pourrait apporter à sa majorité un siège supplémentaire en cas de victoire du candidat républicain John Kennedy.

Dans cette région pétrolière, à Baton Rouge, il a promis à ses partisans la construction de nouvelles raffineries.

«Nous annulerons les restrictions à la production de pétrole, de gaz naturel et de charbon propre qui détruisent des emplois», a lancé Donald Trump.

«Nous n'avons pas construit de raffineries depuis des décennies, n'est-ce pas? Nous allons construire des raffineries», a-t-il promis. Aujourd'hui, «nous utilisons les raffineries d'autres pays, tout ça est complètement fou, c'est fou».

La veille, il avait nommé un soutien du secteur des énergies fossiles à l'Agence de protection de l'environnement, Scott Pruitt, promettant de supprimer de nombreuses réglementations environnementales.

Baton Rouge était le quatrième meeting depuis son élection le 8 novembre, et il avait rendez-vous vendredi soir à Grand Rapids, dans le Michigan. Il s'est rendu depuis un peu plus d'une semaine dans l'Ohio, la Caroline du Nord, l'Iowa et la Louisiane, des États remportés dans les urnes.

Il déroule à chaque fois les grandes lignes de son projet: santé, commerce international, immigration, armée et «l'Amérique d'abord».

Vendredi, Donald Trump est également revenu sur la commande de nouveaux avions présidentiels Air Force One à Boeing, groupe aéronautique américain qu'il a critiqué pour le montant du contrat, excessif selon lui.

Il a déclaré avoir «beaucoup de respect» pour Boeing, avant de s'en prendre aux responsables des achats au Pentagone.

«Je crois que je vais interdire à tous ceux qui signent ces énormes contrats militaires de travailler pour les entreprises qui produisent les équipements, pour toujours», a-t-il dit.

Très à l'aise au milieu d'une foule de milliers de personnes, il a aussi dit sa fierté d'avoir été désigné personne de l'année par le magazine Time... Mais il s'est amusé à demander à son auditoire s'il préférait l'ancienne appellation de «homme de l'année», qualifiant le changement de «politiquement correct».




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