Le chef d'une association juive se déclarera musulman en cas de fichage

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«Je m'inscrirai comme musulman si Trump crée une base de données, à cause de ma foi juive, en raison de mon engagement envers nos valeurs américaines fondamentales», a déclaré Jonathan Greenblatt, président de l'organisation Anti-Defamation League qui lutte contre l'intolérance.

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Agence France-Presse
NEW YORK

Réagissant aux rumeurs sur un projet de l'administration de Donald Trump d'établir un registre recensant les musulmans aux États-Unis, le directeur d'une grande organisation juive américaine a affirmé vendredi qu'il se déclarerait musulman si cette mesure entrait en vigueur.

«Je m'inscrirai comme musulman si Trump crée une base de données, à cause de ma foi juive, en raison de mon engagement envers nos valeurs américaines fondamentales, parce que je veux que ce pays soit aussi grand qu'il l'a toujours été», a déclaré à l'AFP Jonathan Greenblatt, président de l'organisation Anti-Defamation League (ADL) qui lutte contre l'intolérance.

Pendant sa campagne, le président élu Donald Trump avait provoqué un tollé international en déclarant vouloir interdire l'entrée des musulmans aux États-Unis, après un attentat en Californie. Il a également évoqué des examens pour tester les valeurs et idéologies des candidats à l'immigration.

Et en novembre 2015, il avait répondu par l'affirmative aux questions lancées par un journalistes de MSNBC qui lui demandait s'il était prêt à ordonner la mise en place «d'un système de base de données pour suivre les musulmans dans ce pays» s'il était élu.

«Oh, je mettrais certainement ça en place, absolument», avait-il répondu.

Des déclarations qui sont ressorties après la victoire du républicain le 8 novembre. Son équipe a toutefois nié jeudi: «Le président élu Trump n'a jamais plaidé pour un registre ou un système qui piste les individus en se basant sur leur religion, et sous-entendre le contraire est totalement faux», a écrit son directeur de communication Jason Miller dans un communiqué.

Mais des partisans du milliardaire ont alimenté la polémique cette semaine, l'un d'eux citant sur Fox News comme précédent les camps d'internement des Américains d'origine japonaise, créés aux États-Unis pendant la Seconde guerre mondiale.

«En tant que communauté juive, nous savons ce qui se passe» avec ce type de mesures. «Nous pouvons nous en souvenir. Nous avons des souvenirs douloureux de l'époque où nous étions identifiés, enregistrés et étiquetés», a martelé Jonathan Greenblatt, de l'ADL, dans son entretien avec l'AFP.

Ancien assistant spécial auprès du président Barack Obama, il s'est également ému de la nomination controversée de Steve Bannon, ex-patron du site d'extrême droite Breitbart, au poste de haut conseiller en stratégie de Donald Trump.

«L'annonce par le président élu que Steve Bannon serait un haut conseiller à la Maison-Blanche nous a inquiétés. Il a, selon ses propres termes, transformé son ancienne entreprise Breitbart pour en faire la plate forme de référence pour la «droite alternative», ce groupe de suprématistes blancs, antisémites et racistes», a dit Jonathan Greenblatt.

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