Aperçu d'un gouvernement Trump

Rudy Giuliani... (Photo Mel Evans, archives Associated Press)

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Rudy Giuliani

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Qui formera le cabinet de Trump? Les médias font l'hypothèse que les candidats des primaires républicaines qui l'ont appuyé après s'être retirés de la course figureront au premier plan. Des PDG pourraient aussi être appelés à servir leur pays. Et c'est sans compter les figures populaires de l'«alt-droite» (alt-right), ou droite populiste.

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Newt Gingrich

Photo Evan Vucci, archives Associated Press

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Sarah Palin

Photo Cliff Owen, archives Associated Press

RUDY GIULIANI 

JUSTICE (ATTORNEY GENERAL), SÉCURITÉ INTÉRIEURE (HOMELAND)

Comme Trump, l'ancien maire de New York a changé de parti, devenant républicain dans les années 80. Il s'est illustré par sa manière forte de combattre le crime dans la Grosse Pomme, qui a connu une prospérité depuis longtemps oubliée sous sa gouverne. Il est notamment associé à la théorie de la « vitre brisée », selon laquelle il faut réprimer les infractions mineures pour combattre la dégradation générale de l'ordre public. Brièvement candidat aux primaires de 2008, il connaît depuis longtemps Trump et l'appuie publiquement depuis cet été, avec notamment un discours à la convention républicaine. Il était maire de New York lors des attentats du 11 septembre 2001.

NEWT GINGRICH 

DÉPARTEMENT D'ÉTAT

Fer de lance de la « majorité morale » républicaine qui a conquis le Congrès en 1994 et imposé une vision anti-gouvernement de droite, Gringrich est associé à la réforme qui a grandement limité l'accès à l'aide sociale et forcé les mères pauvres à travailler, ainsi qu'à la tentative de destitution de Bill Clinton en raison de ses scandales sexuels. Il a pris part aux primaires de 2012 et est un conseiller de Trump depuis le début des primaires en 2015. Après avoir été envisagé pour la vice-présidence, il s'est positionné pour le département d'État avec plusieurs interventions sur la nécessité pour les alliés des États-Unis d'investir davantage dans leurs armées et la possibilité que les États-Unis n'interviennent pas si la Russie envahissait les États baltes, pourtant membres de l'OTAN.

SARAH PALIN 

INTÉRIEUR

L'ancienne gouverneure de l'Alaska et candidate à la vice-présidence en 2008 aux côtés de John McCain a été l'une des premières à appuyer Trump, en janvier 2016. Prototype du populisme de l'« alt-droite » de l'homme d'affaires, elle vante depuis son hostilité à la rectitude politique. Sa nomination au poste de secrétaire de l'Intérieur lui permettrait de favoriser l'exploitation minière et pétrolière sur les terres fédérales ainsi que les projets de pipelines, dossiers qu'elle connaît bien à cause de son expérience en Alaska.

BEN CARSON 

SANTÉ

Ancien patron de la neurochirurgie pédiatrique à la prestigieuse Université Johns Hopkins, à Baltimore, Carson a participé aux primaires jusqu'en mars puis s'est rapidement rallié à Trump. Il a été envisagé comme candidat à la vice-présidence, mais n'aurait pas amené de voix électorales. Il s'est opposé au mouvement Black Lives Matter et à la campagne visant à remplacer sur les billets de 20 $ l'ex-président Andrew Jackson par Harriet Tubman, une esclave qui s'est illustrée dans la lutte pour les droits des Noirs au XIXe siècle. Carson pense qu'il vaudrait mieux abolir Obamacare, Medicaid et même Medicare, le généreux programme d'assurance publique très populaire chez les électeurs de Trump.

CHRIS CHRISTIE 

COMMERCE, JUSTICE

L'ancien opposant de Trump durant les primaires s'est lui aussi rapidement rallié à sa candidature, dès février. Il a été envisagé comme vice-président, mais ses problèmes au New Jersey, État dont il est le gouverneur, lui ont nui. Certains de ses proches collaborateurs ont organisé sous un prétexte mensonger la fermeture d'une bretelle menant à New York pour provoquer un embouteillage monstre en pleine heure de pointe dans une ville dont le maire ne voulait pas appuyer la réélection de Christie, en 2014. Son taux de popularité a chuté sous les 30 %. Il n'a pas non plus été capable d'aider Mitt Romney à remporter les présidentielles en 2012.

SCOTT WALKER 

TRAVAIL

Le gouverneur du Wisconsin avait beaucoup d'appuis dans l'establishment républicain parce qu'il a réussi à détruire l'influence politique du mouvement syndical dans son État en interdisant aux syndicats de la fonction publique de négocier autre chose que les salaires, en relevant les exigences en matière d'accréditation syndicale et en permettant aux employés de ne pas faire partie d'un syndicat. Il s'est retiré des primaires après quelques mois, il y a un an, appelant le parti à s'unir derrière un candidat pour contrer Trump. Il a en revanche grandement aidé Trump à remporter cet État crucial, berceau du socialisme américain.

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