Les vacances d'Obama font monter la grogne en Louisiane

Le président Obama est en vacances à Martha's Vineyard, une... (Photo Carolyn Kaster, archives AP)

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Le président Obama est en vacances à Martha's Vineyard, une île près des côtes du Massachusetts où il s'accorde un répit de deux semaines.

Photo Carolyn Kaster, archives AP

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Darlene Superville
Associated Press
EDGARTOWN, Massachusetts

Le président américain Barack Obama ne semble pas prêt à interrompre ses vacances, en dépit des appels pour qu'il rende visite aux victimes des inondations en Louisiane.

La Maison-Blanche assure que M. Obama n'est pas indifférent face à la souffrance des milliers d'évacués des régions de Bâton-Rouge et de Lafayette. La montée des eaux a fait au moins 13 morts et à un certain point, 11 000 personnes ont dû quitter leur résidence. Celles-ci ont commencé à regagner leur foyer, au fur et à mesure que l'eau recule.

Dans un éditorial publié mercredi, le quotidien The Advocate a exhorté le président à visiter «l'État le plus tourmenté au pays».

Le journal de Bâton-Rouge a souligné que Barack Obama avait pourtant mis ses vacances en suspens plus tôt cette semaine, pour prêter main-forte à la candidate démocrate à la présidence. Le président a pris part à la collecte de fonds de Hillary Clinton à Martha's Vineyard, une île près des côtes du Massachusetts où il s'accorde un répit de deux semaines.

M. Obama n'a émis ni déclaration ni communiqué quant aux inondations, tandis que la Maison-Blanche soutient qu'il est tenu au courant de la situation, notamment par le gouverneur de Louisiane, John Bel Edwards.

En 2005, la réaction de George W. Bush, alors à la tête des États-Unis, face à l'ouragan Katrina avait suscité la controverse. L'administration Bush avait été hantée par cette mauvaise gestion de crise pour le restant de son mandat.

The Advocate soutient que le président doit se rendre en Louisiane maintenant que l'inondation, auparavant dévastatrice, s'est apaisée.

«Les vacances du président doivent prendre fin samedi. Mais il devrait faire ses valises maintenant, et rendre visite aux communautés qui ont besoin de savoir qu'en temps de catastrophe nationale, elles ne sont pas seules», est-il écrit dans l'éditorial. «La présence du président tarde déjà dans cette crise, mais il vaut mieux tard que jamais.»

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