Un policier du métro de Washington accusé de soutien à l'EI

Le drapeau du groupe armé État islamique.... (illustration Dado Ruvic, REUTERS)

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Le drapeau du groupe armé État islamique.

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Agence France-Presse
WASHINGTON

Un policier du métro de Washington a été arrêté mercredi, accusé d'avoir tenté d'aider le groupe djihadiste État islamique (EI), a annoncé mercredi le ministère américain de la Justice dans un communiqué.

Nicholas Young, 36 ans, devait comparaître dès mercredi en début d'après-midi devant un juge à Alexandria (Virginie), dans la banlieue de la capitale fédérale. Il risque jusqu'à 20 ans de prison.

Il est accusé d'avoir eu depuis 2010 « de nombreuses interactions » avec des agents de la police fédérale FBI et l'un de ses informateurs confidentiels au sujet « de ses connaissances et de son intérêt pour des activités liées au terrorisme », souligne le ministère (DoJ).

Cet homme, employé depuis 2003 par le Metro Transit Police Department (MTPD) et dont le contrat de travail a été immédiatement interrompu mercredi, avait été interrogé pour la première fois par les forces de l'ordre en 2010 au sujet de sa relation avec Zachary Messer.

Ce dernier a fini par plaider coupable d'avoir tenté de « fournir un soutien matériel à une organisation terroriste étrangère », selon le DoJ.

En 2011, Young avait discuté à plusieurs occasions avec un agent du FBI sous couverture de ses relations avec Amine El Khalifi, qui a plus tard plaidé coupable d'avoir projeté un attentat-suicide contre le Congrès des États-Unis en 2012.

« La Metro Transit Police avait alerté le FBI au sujet de cet individu et a travaillé avec nos partenaires des agences fédérales pendant toute l'enquête jusqu'à l'arrestation d'aujourd'hui », a indiqué le directeur général du métro Paul Wiedefeld dans un communiqué, sans préciser ce qui avait éveillé les soupçons concernant Young.

« Évidemment, les accusations dans cette affaire sont profondément inquiétantes. Elles sont inquiétantes pour moi, et elles sont inquiétantes pour quiconque porte l'uniforme », a-t-il poursuivi.

Le chef de la police du métro (MTPD) Ron Pavlik a expliqué que l'enquête avait commencé à la suite « d'inquiétudes », qui ont été signalées par la MTPD aux autorités. « Cela renforce le fait qu'en tant que citoyens, nous avons le devoir de prévenir d'activités suspectes peu importe où et quand elles se produisent ».

Le porte-parole de la Maison-Blanche Josh Earnest, interrogé sur cette arrestation, a simplement déclaré : « Nous sommes conscients du risque posé par les extrémistes de chez nous ».

D'après les documents de justice, Nicholas Young s'est rendu en Libye en 2011 et a tenté de s'y rendre une seconde fois.

Il avait alors expliqué aux agents du FBI qu'il avait rencontré des rebelles tentant de renverser le régime du président Mouammar Kadhafi. Ses bagages contenaient un gilet pare-balles, un casque en kevlar et d'autres équipements paramilitaires.

Ces mêmes documents précisent qu'il a rencontré à plus d'une vingtaine d'occasions l'informateur du FBI - qui se faisait passer pour un réserviste de l'armée américaine ayant des origines du Proche-Orient et souhaitant rejoindre l'EI -.

Il lui aurait notamment donné des conseils sur la façon d'échapper aux contrôles des forces de l'ordre dans les transports. L'informateur lui a fait croire en 2014 qu'il avait réussi à intégrer les rangs de l'EI, à la suite de quoi le FBI s'est fait passer pour lui.

En juin 2015, l'ex-policier du métro a demandé par courriel à son contact comment faire parvenir de l'argent à l'EI.

« Malheureusement, j'ai tellement de signalements attachés à mon nom que je ne peux même pas acheter un billet d'avion sans que des petites alertes ne parviennent entre les mains de quelqu'un, alors j'imagine que les transactions bancaires sont automatiquement surveillées », écrivait-il alors.

Interrogé par le FBI en décembre 2015 sur les déplacements de l'informateur, il s'était employé à tromper les enquêteurs.

Enfin, il est accusé d'avoir contacté le 18 juillet dernier le faux informateur concernant l'achat de carte-cadeau pour des comptes de messageries mobiles soupçonnées d'être utilisées par l'EI pour recruter des combattants. Dix jours plus tard, il a envoyé 22 cartes d'une valeur totale de 245 $, affirme le DoJ.

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