Les décès liés à l'héroïne et aux opiacés en très forte hausse

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Les décès causés par la consommation d'héroïne ont augmenté de façon plus marquée dans les États du Midwest (Illinois, Michigan, Wisconsin).

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Agence France-Presse
Chicago

Les décès par overdose d'héroïne ont plus que triplé aux États-Unis entre 2010 et 2014 tandis que ceux liés aux opiacés comme le Fentanyl - qui a causé la mort du chanteur Prince - ont presque doublé, selon l'agence américaine de lutte contre le trafic de drogue (DEA).

«La mort et la destruction liées à l'héroïne et aux opiacés atteint un niveau terrible et sans précédent», a indiqué Chuck Rosenberg, administrateur par intérim de la DEA, dans un communiqué. «Le problème est énorme et progresse», a-t-il ajouté.

Plus de 16 000 personnes sont mortes en 2014 d'un abus d'héroïne et d'opiacés. Près de 500 000 personnes étaient considérées comme dépendantes à l'héroïne cette année-là aux États-Unis.

Les overdoses tuent désormais davantage que les accidents de la route.

La consommation d'héroïne et d'opiacés sont liés: la dépendance à des médicaments à base d'opiacés comme l'oxycodone, l'hydrocodone et la méthadone - communément impliqués dans des overdoses - peut conduire à la consommation d'héroïne lorsque la prescription de ces puissants traitements anti-douleurs n'est plus possible.

Selon des responsables américains, ce phénomène alimente la violence et la criminalité liées à la drogue.

Les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) ont relevé que les décès causés par la consommation d'héroïne ont augmenté de façon plus marquée dans les États du Midwest (Illinois, Michigan, Wisconsin).

La Maison Blanche réclame au Congrès 1,1 milliard de dollars pour financer un programme national, et a insisté sur le problème dans le Wisconsin (nord), fief du président de la Chambre des représentants, le républicain Paul Ryan.

Selon les autorités, les personnes dépendantes ont du mal à intégrer des programmes de désintoxication car leur nombre est insuffisant et, lorsque des traitements sont disponibles, le coût peut être très élevé car peu ou pas pris en charge par les assurances maladie.

Bradley Wentlandt, chef de la police d'une banlieue de Milwaukee (Wisconsin), a évoqué le cas de parents ayant épuisé leurs économies pour la retraite et hypothéqué deux fois leur maison pour payer le traitement de leur fils.

«Il a commencé à 16 ans lorsqu'un ami a partagé un comprimé de Vicodin», un analgésique, a relevé le policier.

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