Fusillade à Orlando: réveil brutal pour un jeune acrobate du Cirque du Soleil

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Jean Philippe Angers
La Presse Canadienne

Comme pour l'ensemble des résidants d'Orlando, en Floride, le réveil a été brutal pour le Québécois Vincent Lavoie, tôt dimanche, quelques heures après l'attaque dans une boîte de nuit gaie de la ville américaine ayant fait plus de 50 morts.

Ayant appris la nouvelle de la tragédie par ses parents au bout du fil - qui cherchait à savoir s'il était sain et sauf -, le jeune acrobate du Cirque du Soleil a rapidement écrit à des amis sortis la veille pour danser.

«Dès que tu envoies ton message texte, le niveau de stress augmente, parce que chaque seconde semble plus longue que la précédente en attendant la réponse», a-t-il confié en entrevue téléphonique.

Finalement, ses collègues et amis, fréquentant régulièrement le Pulse où a eu lieu la tuerie, étaient sortis dans un autre bar d'Orlando ce soir-là. Vincent Lavoie habite depuis un an à Orlando, lui qui a résidé à Drummondville et fait partie de l'équipe canadienne de gymnastique avant de travailler pour le Cirque du Soleil.

«Le bar Pulse est un bar gai, où tu te sens en sécurité, tu peux t'habiller, te comporter de la façon que tu veux, et il n'y a personne qui n'est là pour te juger ou pour te faire du mal, a raconté le jeune homme de 24 ans, membre de la communauté LGBT. C'était vraiment un endroit sécuritaire pour une personne LGBT. Je ne sais pas si l'on va retrouver un endroit comme ça où on se sentira à l'aise et en sécurité. Ça va sûrement prendre un certain temps avant que les gens se sentent à l'aise d'aller dans les clubs gais comme ça.»

Dimanche, Vincent Lavoie n'a pas vraiment cherché à s'approcher du lieu du drame, disant que de toute façon, le secteur était largement bouclé. Il suivait de près ce qui se passait par l'entremise des médias, et a eu des échos par son colocataire, un infirmier qui s'est rendu au centre médical régional d'Orlando (ORMC).

«Il a passé la journée à l'hôpital pour aider les blessés. Tout le monde était vraiment «coopérant'. (...) Il m'a dit que les gens étaient sous le choc, mais étaient capables de fonctionner et de sentir le besoin d'aide chez les autres et chez les victimes en particulier», a-t-il relaté.

«Le même sentiment de solidarité qui est ressenti en temps normal dans la communauté LGBT est multiplié par 100», a aussi fait valoir Vincent Lavoie.

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