Baisse des homicides de policiers américains en 2015

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En tout 38 des 41 policiers tués en 2015 l'ont été par arme à feu, et trois par un véhicule utilisé comme une arme.

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Agence France-Presse
Washington

Un total de 41 policiers américains ont été victimes d'un homicide volontaire dans l'exercice de leur mission en 2015, a annoncé lundi le FBI, un bilan à comparer avec les 51 agents tués de façon criminelle en 2014.

Cette baisse de près de 20% d'une année sur l'autre contraste avec une envolée des homicides constatée en 2015 dans diverses métropoles américaines, une tendance qui semble se poursuivre en 2016.

Ainsi, selon des statistiques publiées la semaine dernière, plus d'une vingtaine de métropoles des États-Unis, parmi lesquelles Chicago, Dallas, Las Vegas, Los Angeles et Memphis, ont enregistré une hausse des homicides au premier trimestre 2016.

En tout 38 des 41 policiers tués en 2015 l'ont été par arme à feu, et trois par un véhicule utilisé comme une arme, a précisé le FBI.

Par ailleurs, 45 autres policiers sont morts par accident dans l'exercice de leurs fonctions en 2015, un bilan similaire à celui de 2014.

Le FBI est parfois critiqué pour ne pas publier le nombre total de personnes tuées par la police aux États-Unis. Il rend public seulement son recensement des «homicides justifiés», correspondant selon sa définition aux criminels tués légalement par des agents de forces de l'ordre. Le ministère américain de la Justice a lancé un chantier pour remédier à cette situation.

En attendant, pour combler cette carence, deux journaux, l'édition américaine du Guardian et le Washington Post, tiennent leur propre recensement.

Pour l'année 2016 en cours, le Washington Post a recensé 352 personnes tuées par balle par la police. De son côté, le Guardian a compté 374 personnes tuées par la police depuis le 1er janvier.

Le chef du FBI, James Comey, a tracé un lien entre la hausse de la criminalité violente dans certaines villes américaines et la crainte d'intervenir que ressentiraient les policiers, inquiets de l'éventualité d'être stigmatisés voire mis en faute par une vidéo amateur tournée sur un smartphone. La Maison Blanche et le ministère de la Justice ne reprennent pas à leur compte cette hypothèse controversée.

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