New York: les femmes enceintes peuvent boire dans les bars

Tous les établissements américains distribuant de l'alcool sont... (PHOTO AP)

Agrandir

Tous les établissements américains distribuant de l'alcool sont obligés d'afficher des avertissements sur les dangers de la consommation de boissons alcoolisées pendant la grossesse.

PHOTO AP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
New York

Refuser de servir de l'alcool à une femme enceinte dans un bar ou un restaurant à New York constitue désormais une violation des droits humains, selon la mairie.

«Les discriminations liées à la grossesse sont une forme de discrimination basée sur le sexe», a expliqué la mairie en rendant publiques la semaine dernière de nouvelles directives en matière de droits de l'homme, qui interdisent explicitement aux bars et restaurants de refuser de servir les femmes enceintes.

Un tel refus constituerait une «violation» de la loi, précisent ces directives, même s'il s'agit d'alcool, considéré comme dangereux pour une femme enceinte, ou de poisson cru, pouvant pourtant contenir une bactérie nocive pour le foetus.

En 2003, un tribunal de New York avait déjà déclaré que la loi sur la mise en danger d'enfants ne s'appliquait pas aux femmes enceintes dont les actions peuvent influer sur la santé du foetus.

En revanche, bars, restaurants ou tout établissement distribuant de l'alcool sont obligés, dans tous les États-Unis, d'afficher des avertissements écrits sur les dangers de la consommation de boissons alcoolisées pendant la grossesse.

Dans 18 États américains, la prise de substances déconseillées pendant une grossesse comme l'alcool équivaut à de la maltraitance d'enfant, d'après le site d'investigation ProPublica.

La consommation d'alcool chez une femme enceinte peut entraîner un «syndrome d'alcoolisme foetal ou des complications liées à la prématurité», selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Une Américaine enceinte sur 10 reconnait cependant avoir bu de l'alcool dans les 30 derniers jours, selon les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC).

Les nouvelles directives de la grosse pomme évoquent d'autres violations des droits de l'homme: les blagues sur la prise de poids des futures mères sur leur lieu de travail, le refus d'embaucher une femme enceinte, le fait de refuser aux futures mères une promotion ou un logement.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer