Le chef du Sénat exclut un vote sur la Cour suprême après les élections

Le chef de la majorité sénatoriale républicaine Mitch McConnell.... (PHOTO J. SCOTT APPLEWHITE, ARCHIVES AP)

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Le chef de la majorité sénatoriale républicaine Mitch McConnell.

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Agence France-Presse
Washington

Le Sénat américain ne votera pas sur le juge Merrick Garland même après les élections de novembre, a réitéré dimanche le chef républicain de la Chambre haute, partisan d'une ligne intransigeante contre le magistrat nommé par Barack Obama à la Cour suprême.

La présidentielle et les législatives américaines auront lieu en novembre, mais le successeur de Barack Obama et le nouveau Congrès ne seront investis qu'en janvier 2017.

Entre temps, le même Sénat continuera de siéger, et certains républicains ont proposé de confirmer Merrick Garland pendant cette période intermédiaire au cas où ils perdraient la Maison-Blanche, selon le raisonnement que ce juge modéré et âgé est préférable à l'éventuelle nomination d'un juge plus à gauche et plus jeune par Hillary Clinton, par exemple, si elle était présidente.

Mais Mitch McConnell a exclu dimanche que le Sénat à majorité républicaine vote sur Merrick Garland en novembre ou décembre.

«Je ne peux pas imaginer qu'un Sénat à majorité républicaine, même si nous devenions minoritaires, confirme un juge qui ferait pencher spectaculairement la Cour à gauche. Ça n'arrivera pas», a dit le chef de la majorité sénatoriale sur Fox News.

Relancé sur la même question sur CNN, il a confirmé par un «oui» qu'il excluait un tel vote à 100%.

Aux États-Unis, le président nomme les juges de la Cour suprême à vie, mais chaque nomination doit être approuvée par un vote des sénateurs.

Après le décès en février du juge conservateur Antonin Scalia, Barack Obama a nommé mercredi dernier le juge fédéral Merrick Garland, un progressiste modéré. Mais la majorité républicaine du Sénat refuse d'organiser des auditions et un vote de confirmation, de peur que la plus haute juridiction du pays, actuellement à parité entre quatre juges conservateurs et quatre progressistes, ne bascule du côté de ces derniers.

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