Hôpital bombardé en Afghanistan : sanctions administratives pour les militaires

L'attaque par un avion des forces spéciales américaines... (PHOTO NAJIM RAHIM, AGENCE FRANCE-PRESSE)

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L'attaque par un avion des forces spéciales américaines en octobre l'an dernier a tué 42 personnes, selon le dernier bilan de MSF.

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Agence France-Presse
WASHINGTON

Des militaires impliqués dans le bombardement de l'hôpital de Médecins sans frontières à Kunduz, en Afghanistan en 3 octobre dernier font ou vont faire l'objet de sanctions administratives, ont indiqué jeudi des responsables américains de la Défense.

L'un d'eux a indiqué que «plus d'une dizaine» de militaires étaient concernés par ces procédures, ajoutant ne pas être au courant d'une quelconque demande de sanction pénale.

Les différentes sanctions demandées par la hiérarchie militaire devraient être mieux connues la semaine prochaine, lorsque le Pentagone publiera son rapport d'enquête sur le bombardement, expurgé des éléments classifiés.

L'attaque par un avion des forces spéciales américaines en octobre l'an dernier a tué 42 personnes, selon le dernier bilan de MSF.

Le président américain Barack Obama avait présenté ses excuses pour cette attaque meurtrière, et le Pentagone avait promis des indemnisations.

«Les personnes les plus étroitement impliquées dans l'incident ont été suspendues de leur fonction et des sanctions administratives ont été mises en oeuvre» contre elles, a expliqué jeudi dans un courriel le colonel Patrick Ryder, porte-parole du Centcom, le commandement des forces américaines au Moyen-Orient.

«Certaines ont été écartées du théâtre des opérations», a-t-il précisé.

Les sanctions administratives peuvent prendre différentes formes, de la simple admonestation à la lettre de réprimande - qui, de fait, bloque la carrière - jusqu'au retrait de commandement.

«Violations du droit de la guerre»

Le Pentagone avait indiqué fin novembre que le raid avait été causé «avant tout par l'erreur humaine».

Mais MSF a rejeté cette version, expliquant qu'au-delà des erreurs, il y avait eu «des violations du droit de la guerre».

Médecins sans frontières a appelé sans succès à une enquête internationale indépendante, une demande soutenue notamment par le Parlement européen.

Le raid avait été mené peu après que les talibans aient brièvement occupé Kunduz fin septembre, leur principale victoire militaire depuis qu'ils ont été chassés du pouvoir par une invasion américaine en 2001.

Les militaires concernés dépendent pour la plupart du Centcom. Les autres dépendent du commandement des opérations spéciales (Socom).

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