Donald Trump se pose en protecteur des chrétiens

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Dans l'enceinte du Vines Center étaient présents en grande majorité des jeunes, dont beaucoup d'étudiants dispensés de cours pour l'occasion, mais aussi des sympathisants.

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Shahzad ABDUL
Agence France-Presse
LYNCHBURG

Le milliardaire Donald Trump s'est posé en défenseur des chrétiens lors d'un discours dans une université privée chrétienne, tentant de gagner encore en légitimité parmi l'électorat évangélique, à deux semaines du premier vote comptant pour les primaires républicaines.

Plus de 11 000 personnes étaient rassemblées dans l'arène pleine à craquer de la Liberty University de Lynchburg, en Virginie, bastion évangélique et passage obligé pour les candidats conservateurs, de Ronald Reagan à Ted Cruz - qui y a lancé sa course à l'investiture en mars 2015.

Devant un public chauffé à blanc par un groupe de jeunes musiciens pop chrétiens, l'homme d'affaires a, dans la continuité de sa stratégie des dernières semaines, mis en avant son excellente relation avec cet électorat qui pèse lourd dans la course à la Maison-Blanche.

Dans l'enceinte du Vines Center étaient présents en grande majorité des jeunes, dont beaucoup d'étudiants dispensés de cours pour l'occasion, mais aussi des sympathisants - le discours était ouvert au public -, dont de nombreux arboraient des T-shirts ou des pulls au nom du milliardaire.

«Ça se passe très bien avec les évangéliques, ils sont incroyables», a commencé le magnat de l'immobilier, dont le discours a été ponctué de bout en bout par les applaudissements et les ovations du public. «Nous allons protéger le christianisme», a-t-il poursuivi.

«Si vous regardez ce qu'il se passe à travers le monde, vous voyez la Syrie où si vous êtes chrétien, on vous coupe la tête. Vous regardez un peu partout, et le christianisme est en état de siège», a lancé Donald Trump, se disant «très très fier» d'être presbytérien et insistant à plusieurs reprises sur l'urgence de «protéger» les chrétiens.

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Le disscours de Donald Trump a été retransmis en direct sur un écran géant à la Liberty University. 

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À seulement deux semaines du premier vote des primaires républicaines dans l'Iowa (centre), Donald Trump courtise sans détour cet électorat qui, dans cet État comme dans bien d'autres, jouera un rôle majeur.

Polémique 

Dans l'université fondée par le révérend baptiste Jerry Falwell, il a développé tous les thèmes chers aux évangéliques.

L'homme d'affaires a rapidement évacué la mini-polémique sur sa venue dans l'université privée à l'occasion de la journée commémorant aux États-Unis le défenseur des droits civiques Martin Luther King.

Une poignée d'étudiants, venus manifester devant l'enceinte contre ce choix de leur administration avaient été repoussés plus tôt contre des barricades, loin de là, par le Secret service qui assurait la sécurité.

«Le Dr King a passé plus d'une décennie à se battre pour l'égalité pour tous. M. Trump, au contraire, dans ses paroles et ses actions, prend plaisir à diviser, ridiculiser. Il met en exergue les différences, qu'elles soient raciales, ethniques ou religieuses», confiait à l'AFP l'organisateur de la manifestation, Eli McGowan, 21 ans.

«C'est un honneur d'être ici, tout particulièrement pour le Martin Luther King day. C'est un homme bien», a éludé M. Trump d'une phrase.

Le milliardaire a une nouvelle fois dénoncé la classe politique de Washington, qu'il juge incompétente et coupée de la réalité, se posant comme le candidat anti-establishment par excellence, un argument qui fait mouche parmi les évangéliques.

«On est gouvernés par ces politiciens depuis si longtemps», a-t-il lancé, sous une pancarte «Christ, la voie de Dieu vers le paradis». «Tout ce qu'ils savent faire, c'est débattre, mais jamais rien de concret», a-t-il poursuivi.

L'immigration et la construction de «frontières fortes» a aussi servi de fil rouge à son discours, évoquant sous les rires du public, la construction d'un mur à la frontière mexicaine, l'une de ses premières polémiques depuis son entrée en campagne l'été dernier.

C'est très simple, a-t-il philosophé, «la Chine a bien construit la Grande muraille, et c'est un sacré mur». «Et ils n'avaient pas de Caterpillar à l'époque», s'est amusé le milliardaire, estimant qu'un jour, «on appellera ce mur (à la frontière mexicaine) le mur Trump».

«C'était incroyable, il a parlé de tout ce que j'attendais», a confié Audrey Bennit auprès de l'AFP à l'issue du discours, expliquant en particulier qu'il «est l'un des seuls à parler de protéger les chrétiens».

«L'immigration n'était pas un gros problème pour les autres candidats mais lui en a fait une vraie affaire», s'est-elle encore réjouie, une épinglette Donald Trump sur le pull.

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