Les États-Unis accélèrent les expulsions vers l'Amérique centrale

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Une famille hondurienne habitant Los Angeles et menacée d'expulsion depuis plusieurs mois.

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Agence France-Presse
WASHINGTON

Les autorités américaines ont annoncé lundi l'arrestation de 121 adultes et enfants en situation irrégulière pour les rapatrier vers l'Amérique centrale, affirmant vouloir mener à un rythme plus soutenu ces expulsions controversées.

«Ce week-end, les services de l'immigration et des douanes (ICE) ont effectué des opérations concertées à l'échelle nationale pour arrêter et expulser à un rythme plus soutenu des adultes entrés dans le pays avec des enfants», a indiqué le secrétaire américain à la Sécurité intérieure, Jeh Johnson.

«Compte tenu de la nature sensible des opérations d'arrestations et d'expulsions de familles avec enfants, un certain nombre de précautions ont été adoptées ce week-end», souligne le responsable dans un communiqué, indiquant notamment que des agents femmes et du personnel médical avaient été déployés.

Les migrants, originaires d'Amérique centrale, sont logés dans des centres d'accueil pour familles gérés par les services de l'immigration, avant d'être placés dans des vols de retour vers leurs pays d'origine, a-t-il précisé.

Les arrestations ont été menées surtout au Texas et en Géorgie, dans le sud, ainsi qu'en Caroline du Nord, dans le sud-est. Elles ont visé des familles «appréhendées à partir du 1er mai 2014 après avoir franchi illégalement la frontière», qui ont reçu un ordre d'expulsion, ont épuisé les recours en appel et n'ont pas de demande d'asile en cours, précise le secrétaire à la Sécurité intérieure.

Depuis l'été 2014 déjà, «nous avons expulsé et rapatrié des migrants vers l'Amérique centrale à un rythme plus soutenu, d'environ 14 vols par semaine», précise le responsable, indiquant que la plupart étaient «des adultes seuls».

«Les familles de réfugiés ne devraient pas figurer parmi les priorités» d'arrestations, s'est indigné Cristobal J. Alex, président d'une organisation d'Américains d'origine latino-américaine, le Latino Victory Project.

«Ces femmes et ces enfants ne sont pas une menace, ils viennent à nos frontières à la recherche de sécurité», a-t-il ajouté dans un communiqué.

Fuyant la violence endémique dans leurs pays, avec les taux d'homicides les plus élevés du monde, des dizaines de milliers de ressortissants du Guatemala, Honduras et Salvador, dont de nombreux mineurs non accompagnés, sont arrivés aux États-Unis ces dernières années.

L'immigration clandestine est un thème sensible de la vie politique américaine, en particulier dans le camp républicain où les candidats à la présidentielle sont divisés sur l'attitude à adopter face aux sans-papiers, entre fermeté et attitude plus ouverte pour tenir compte de l'électorat hispanique.

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