Un policier appelé pour une dispute domestique tue deux personnes à Chicago

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Cette affaire survient alors que la police de Chicago fait l'objet d'une enquête fédérale en matière de droits civils.

Photo Megan Crepeau, Chicago Tribune/AP

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Caryn Rousseau
Associated Press
CHICAGO

Un policier de Chicago a tué deux personnes par balle, tôt samedi matin, alors qu'il répondait à un appel d'urgence concernant une querelle domestique dans le secteur ouest de la ville, a indiqué la police.

Quintonio Legrier, un étudiant de 19 ans, a été déclaré mort à l'hôpital à 4 h 51, tandis que Bettie Jones, une femme de 55 ans mère de cinq enfants, qui était la voisine du jeune homme, est morte dans un autre hôpital de la ville à 5 h 14. Les deux personnes étaient noires, selon le bureau du médecin légiste du comté de Cook.

La police n'a pas donné de détails sur l'appartenance ethnique du policier et n'a pas dit depuis combien de temps il travaillait pour la police de Chicago. On ne sait pas non plus s'il a été suspendu.

L'incident s'est produit vers 4 h 25, après que des policiers appelés pour une urgence eurent été «confrontés à un individu agressif», affirme le service de police de Chicago dans un communiqué.

Cette affaire survient alors que la police de Chicago fait l'objet d'une enquête fédérale en matière de droits civils, après la diffusion d'une vidéo montrant le policier Jason Van Dyker tirer à 16 reprises sur un suspect noir de 17 ans, Laquan McDonald, en 2014. Le policier fait face à six accusations de meurtre prémédité et à une accusation d'inconduite relativement à la mort du jeune homme. Il doit être formellement accusé mardi.

La mère de Quintonio Legrier, Janet Cooksey, a déclaré au «Chicago Tribune» que son fils étudiait le génie à l'université Northern Illinois. La mère, qui n'était pas présente lors de l'incident, a affirmé au journal que son fils avait des problèmes de santé mentale, mais que la police n'aurait pas dû réagir de cette façon.

«Nous pensions que la police allait nous aider, l'emmener à l'hôpital. Ils ont pris sa vie», a-t-elle dit. Mme Cooksey a précisé que son fils n'avait pas d'arme à feu, seulement un bâton de baseball.

Le service de police de Chicago n'a pas immédiatement répondu à une demande de commentaires de l'Associated Press. Le communiqué de la police ne précise pas si M. Legrier ou Mme Jones étaient armés.

Melvin Jones, le frère de la femme tuée, a indiqué qu'elle vivait dans un appartement du rez-de-chaussée avec son conjoint. Elle était mère de quatre filles et d'un garçon âgés de 19 à 38 ans.

«Il y a tellement de questions et pas de réponses, a commenté M. Jones. Je me sens paralysé en ce moment. Il y a beaucoup de colère, beaucoup de larmes (...) Je n'ai pas le temps de ressentir ce qui se passe. J'ai des funérailles à préparer.»

La police a indiqué que l'incident faisait l'objet d'une enquête et que le dossier avait été transféré à l'agence qui supervise le travail de la police de Chicago.

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