Trump défend Poutine sur les meurtres de journalistes

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« Il y a eu des allégations, bien sûr, je les ai vues, mais personne n'a prouvé qu'il avait tué des gens », a dit Donald Trump.

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Agence France-Presse
WASHINGTON

Le milliardaire américain Donald Trump, qualifié cette semaine de « brillant » par le président russe, Vladimir Poutine, l'a défendu dimanche contre ceux qui l'accusent d'avoir commandité des meurtres de journalistes.

« Si Poutine dit que je suis brillant et d'autres choses très gentilles, je l'accepte au nom de notre pays, car c'est positif pour nous de bien nous entendre avec la Russie », a dit Donald Trump sur la chaîne ABC.

L'homme d'affaires, qui est depuis l'été le premier choix des électeurs républicains pour les primaires présidentielles de 2016, a ensuite passé un long moment à défendre le président russe face au journaliste de la chaîne, George Stephanopoulos, qui a affirmé que Vladimir Poutine était soupçonné dans le meurtre de la journaliste d'investigation russe Anna Politkovskaïa en 2006.

« Il y a eu des allégations, bien sûr, je les ai vues, mais personne n'a prouvé qu'il avait tué des gens », a dit Donald Trump.

« Pour être tout à fait juste avec Poutine, vous dites qu'il a tué des gens. Je n'en sais rien. Êtes-vous capable de le prouver? Quels sont les noms des journalistes qu'il a tués? » a encore insisté Donald Trump.

« Ce serait odieux s'il l'avait fait, mais je n'ai vu aucune preuve qu'il ait tué des journalistes », a-t-il dit, avant de conclure: « et au fait, il nie totalement avoir tué des journalistes. Il le nie totalement ».

L'échange d'amabilités entre Vladimir Poutine et Donald Trump est une incongruité aux États-Unis, a fortiori chez les républicains, qui n'ont de cesse de décrire le dirigeant russe comme le plus grand adversaire des États-Unis sur la scène internationale. Ils déplorent la passivité, selon eux, de Barack Obama dans les conflits ukrainien et syrien.

Apparemment consterné, Mitt Romney, le candidat républicain malheureux de la présidentielle américaine de 2012, a corrigé Donald Trump sur Twitter en écrivant: « Distinction importante: le voyou Poutine tue des journalistes et des opposants; nos présidents tuent des terroristes et des combattants ennemis ».

« Notre influence diminue dans le monde et celle de Poutine augmente. Ce n'est pas un allié. C'est un dictateur », a aussi dit dimanche Jeb Bush, le républicain qui tente péniblement de contrer Donald Trump, mais qui reste très loin de lui dans les sondages.

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