Réfugiés : il ne faut pas donner raison aux terroristes, disent des leaders religieux

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De nombreux élus et plus de la moitié des gouvernements d'États américains, principalement des républicains, disent craindre que des islamistes extrémistes tentent de se frayer un chemin jusqu'aux États-Unis.

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Rachel Zoll
Associated Press

Des leaders des principaux groupes religieux aux États-Unis affirment qu'une peur irrationnelle a pris le dessus dans le débat sur l'accueil des réfugiés syriens au pays.

Des représentants catholiques, juifs et protestants s'accordent pour dire que les contrôles de sécurité sont un aspect essentiel de l'accueil de réfugiés.

Mais ils ajoutent que ces préoccupations, dont l'importance a été mise en lumière par les attaques perpétrées à Paris la semaine dernière, ne peuvent justifier de bloquer l'accès aux États-Unis à tous ceux et celles qui fuient les violences au Moyen-Orient.

Environ 70 % des réfugiés admis aux États-Unis sont pris en charge par des groupes religieux.

L'archevêque Thomas Wenski de Miami rappelle que la Floride a accueilli un grand nombre de réfugiés cubains au fil des ans. Ce serait donner raison aux terroristes si les Américains décidaient de fermer leurs frontières, croit-il.

M. Wenski soutient que les Américains ne devraient pas permettre aux terroristes de changer qui ils sont en tant que peuple.

Le révérend Russell Moore de la Southern Baptist Convention, le plus grand groupe protestant du pays, estime que les contrôles de sécurité sont cruciaux et que « nous devons insister là-dessus », mais il condamne les dérives démagogiques de plusieurs politiciens.

De nombreux élus et plus de la moitié des gouvernements d'États américains, principalement des républicains, disent craindre que des islamistes extrémistes tentent de se frayer un chemin jusqu'aux États-Unis en se mêlant au flot de réfugiés. Plusieurs gouverneurs refusent même d'accueillir des réfugiés dans leur État.

Les réfugiés sont déjà soumis à un contrôle de sécurité serré qui peut prendre jusqu'à trois ans et qui inclut un filtrage biométrique et la prise d'empreintes digitales, notamment. Certains élus demandent des contrôles encore plus rigoureux.

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