Donald Trump veut ficher les musulmans

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Donald Trump à Newton dans l'Iowa, le 19 novembre.

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Agence France-Presse
WASHINGTON

Le milliardaire américain Donald Trump, en tête des sondages des primaires républicaines pour la Maison-Blanche, a proposé de ficher les musulmans présents aux États-Unis, des propos condamnés par Hillary Clinton et plusieurs rivaux républicains.

«Il faut qu'ils le soient, il le faut», a-t-il répondu jeudi à un journaliste de NBC qui lui demandait s'il était favorable à ce que les musulmans soient obligés de s'enregistrer, confirmant des propos tenus à Yahoo News.

«Il faut beaucoup de systèmes, au-delà des bases de données», a estimé Donald Trump. «Je mettrais cela en place, absolument».

Interrogé sur la façon spécifique dont les musulmans devraient se faire enregistrer, il a répondu: «Dans différents endroits. On s'inscrit dans différents endroits. Mais c'est une question de gestion, notre pays n'a pas de gestion».

Restant flou comme à son habitude dans ses réponses, il a ensuite dit: «la clé est que les gens peuvent venir dans le pays, mais ils doivent venir légalement».

Relancé par le journaliste qui lui demandait de comparer sa proposition avec l'enregistrement des Juifs en Allemagne nazie, l'homme d'affaires a éludé en répétant: «À vous de me le dire».

«C'est une rhétorique choquante», a réagi vendredi la favorite de l'investiture démocrate Hillary Clinton sur Twitter. «Tous ceux qui cherchent à diriger ce pays doivent le dénoncer».

Et de fait, au moins trois candidats républicains à la présidentielle ont condamné Donald Trump, qui avait déjà proposé de fermer les mosquées radicales, et qui a fait de la lutte contre l'immigration clandestine le coeur de sa campagne.

«Parler d'internement, de fermer les mosquées, de ficher les gens. C'est mal», a affirmé Jeb Bush, qui se présente comme l'anti-Trump, sur CNBC. L'ex-gouverneur de Floride a proposé le week-end dernier de donner la priorité aux réfugiés syriens chrétiens, mais il a déclaré vendredi: «Ce n'est pas une question de fermeté. C'est de la manipulation des peurs et des angoisses des gens. Ce n'est pas de la force, c'est de la faiblesse».

«Je suis un grand partisan de Donald Trump, mais je ne suis pas partisan des fichiers de citoyens américains», a réagi vendredi l'ultraconservateur Ted Cruz, selon Politico.

Le gouverneur de l'Ohio John Kasich, candidat plus marginal, a quant à lui critiqué la tentative de Donald Trump de «diviser les gens, les uns contre les autres».

Le milliardaire américain, préféré d'environ un quart des électeurs républicains à un peu plus de deux mois du début des primaires, s'en est tenu aux musulmans syriens vendredi lors d'un déplacement de campagne en Caroline du Sud.

«Si vous êtes musulmans en Syrie, si vous êtes un Syrien musulman, c'est l'un des endroits les plus faciles au monde pour venir aux États-Unis, sous Obama», a-t-il affirmé, citant les informations d'un ami à lui, expert des questions de sécurité nationale.

«Si vous êtes chrétiens et venez de Syrie, il est quasiment impossible de venir dans ce pays. Qui définit ce paramètre? Je suppose que c'est le président» a lancé Donald Trump. «C'est un fait, c'est vraiment moche».

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