Le drame à Paris aurait été tout autre si les gens avaient été armés, dit Trump

Donald Trump à Orlando, en Floride, vendredi.... (Photo KEVIN KOLCZYNSKI, Reuters)

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Donald Trump à Orlando, en Floride, vendredi.

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Attaques à Paris
Attaques à Paris

Une série d'attentats à la ceinture explosive et à l'arme automatique a fait au moins 129 morts, vendredi 13 novembre 2015, à Paris. Il s'agit d'un carnage sans précédent, qualifié d'«acte de guerre» par le président François Hollande. La série d'attaques a été perpétrée par trois équipes de terroristes coordonnées. En tout, sept terroristes ont été retrouvés morts. »

Associated Press
BEAUMONT, Texas

Le candidat à l'investiture républicaine aux États-Unis Donald Trump affirme que les attaques terroristes à Paris se seraient déroulées de manière bien différente si les victimes avaient été armées. Et M. Trump ajoute du même souffle que les États-Unis sont « dingues » d'accepter des réfugiés de la Syrie dans la foulée des attaques.

Le controversé homme d'affaires tentant sa chance pour la présidence américaine a tenu ces propos lors d'un rassemblement, samedi, à Beaumont, au Texas. Il a amorcé l'événement avec un moment de silence en hommage aux victimes des attaques à Paris.

Le bilan des attaques et attentats suicides au Stade de France, dans des bars, des restaurants et la salle de spectacle le Bataclan, à Paris, s'établissait à au moins 129 morts, samedi.

M. Trump a aussi critiqué l'approche du président américain Barack Obama à l'égard du groupe armé État islamique, disant que les États-Unis devraient se montrer plus agressifs. Il a déjà soutenu que les États-Unis devraient détruire les champs pétrolifères dont l'ÉI a pris le contrôle.

Colère de Fiorina

Il n'est pas le seul candidat à l'investiture républicaine à avoir critiqué samedi le président Obama, ainsi que son ancienne secrétaire d'État, la candidate à l'investiture démocrate Hillary Clinton, pour ne pas être parvenus à neutraliser le groupe armé État islamique.

La femme d'affaires Carly Fiorina a vilipendé l'administration Obama pour « les meurtres, le carnage, le danger et les tragédies que nous voyons frapper à Paris, dans le Moyen-Orient, à travers le monde et trop souvent aussi dans notre pays ».

« Je suis en colère de savoir que Barack Obama et Hillary Clinton ont crié victoire en Irak en 2011, ont abandonné tous les gains que nous avions faits pour de l'opportunisme politique et contrairement aux conseils de tous les généraux, ont laissé de grandes étendues de territoire et des armes que se sont appropriées des terroristes », a fait valoir la candidate lors d'un rassemblement républicain en Floride.

«Guerre de civilisations», selon Rubio

Dans une entrevue diffusée sur le réseau Fox News, le sénateur floridien Marco Rubio a qualifié les attaques de « guerre de civilisations ». « C'est un conflit de civilisations. Ce n'est pas une demande géopolitique que ces gens nous font. Foncièrement, ils croient que l'ensemble du monde doit croire en ce quoi ils croient, sinon vous mourez. »

Le gouverneur de l'Ohio John Kasich a déclaré que l'État islamique doit être détruit par une coalition formée par des alliés des États-Unis parce que les attentats de Paris sont une attaque contre la civilisation occidentale. « De l'action est requise. Des négociations, de l'ambivalence et des délais sont inacceptables », a-t-il dit.

Christie évoque le 11 septembre 2001

Le gouverneur Chris Christie a évoqué les attaques du 11 septembre 2001 et a dit craindre que les Américains aient déjà oublié la peur qu'ils ont ressentie à ce moment-là.

« Nous avons vu le mal visiter encore une fois des personnes innocentes, a-t-il laissé tomber. Notre indignation doit se traduire en actions. »

Le gouverneur de la Louisiane Bobby Jindal a mentionné que les attaques terroristes parisiennes sont un rappel de l'importance pour les États-Unis de protéger leurs frontières pour empêcher des terroristes d'entrer au pays.

Des propos similaires ont été tenus par le sénateur du Kentucky Rand Paul qui a réclamé une plus grande vigilance à l'égard des « réfugiés, des visiteurs et des étudiants » qui entrent aux États-Unis.

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