Michelle Obama dénonce ces «croyances culturelles» qui privent les filles d'éducation

Michelle Obama est arrivée en fin de journée... (PHOTO OSAMA FAISAL, AP)

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Michelle Obama est arrivée en fin de journée à Doha, capitale du Qatar, où elle s'exprimera mardi au Sommet mondial sur l'innovation dans l'éducation (WISE).

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Agence France-Presse
DOHA

Michelle Obama a appelé lundi à remettre en cause les nombreuses «croyances culturelles» qui constituent des obstacles à l'accès des filles à l'éducation, avant d'entamer un voyage d'une semaine au Moyen-Orient centré sur ce thème.

La Première dame est arrivée en fin de journée à Doha, capitale du Qatar, où elle s'exprimera mardi au Sommet mondial sur l'innovation dans l'éducation (WISE).

«Nous ne pouvons répondre à la crise de l'éducation des filles si nous n'abordons pas la question plus large des croyances culturelles et des pratiques qui peuvent contribuer à perpétuer cette crise», écrit la Première dame des États-Unis dans une tribune publiée dans The Atlantic.

Soulignant que 62 millions de filles à travers le monde ne vont pas à l'école, l'épouse du président américain appelle à «remettre en cause les lois et les pratiques qui réduisent les femmes au silence, les avilissent et les brutalisent; des mutilations génitales aux mariages forcés d'enfants en passant par les lois qui autorisent le viol conjugal ou celles qui désavantagent les femmes dans le travail».

«De manière compréhensible, cette question est souvent abordée sous l'angle des ressources. (...) Mais si des investissements sont absolument nécessaires pour faire avancer la question de l'éducation des filles, ils ne sont tout simplement pas suffisants», martèle-t-elle dans cette tribune au ton très direct.

«L'amélioration des bourses scolaires, des toilettes ou des transports n'auront qu'un impact limité si des sociétés voient toujours les menstruations comme une honte et rejettent les filles qui ont leurs règles. Ou si elles ne punissent pas les violeurs», met-elle en garde.

Durant son séjour au Qatar, Michelle Obama doit rendre visite aux militaires américains stationnés sur la base aérienne Al-Udeid, près de Doha, siège du Centcom américain. Cette base est utilisée par l'armée américaine notamment pour ses frappes aériennes contre le groupe djihadiste État islamique (EI) en Syrie et en Irak.

À Amman, la première dame visitera une école construite avec le soutien technique et financier de l'agence américaine d'aide USAID.

En raison du conflit en Syrie voisine, nombre d'écoles jordaniennes accueillent des élèves syriens dans leurs classes. La Jordanie accueille plus de 600 000 réfugiés syriens selon le haut commissariat pour les réfugiés de l'ONU (HCR).

La «First Lady» visitera par ailleurs les ruines de l'ancienne cité nabatéenne de Pétra en Jordanie, où Barack Obama s'était rendu début 2013.

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