La Chambre valide un compromis pour éviter un défaut de paiement

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Le compromis doit encore être adopté par le Sénat, avant la date-butoir de mardi prochain avant laquelle la limite légale de la dette fédérale doit être relevée afin de permettre aux États-Unis de continuer à emprunter sur les marchés et d'honorer leurs dettes.

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Agence France-Presse
WASHINGTON

La Chambre des représentants des États-Unis, à majorité républicaine, a adopté mercredi un compromis budgétaire négocié avec la Maison-Blanche qui écarte tout risque de défaut de paiement jusqu'en 2017.

La mesure a été adoptée grâce à une coalition de républicains modérés et du groupe démocrate, par 266 voix contre 167, la majorité des républicains votant contre. L'accord relève le plafond de la dette jusqu'au 15 mars 2017 et fixe les budgets de l'État fédéral jusqu'au 30 septembre 2017.

Il doit encore être adopté par le Sénat, avant la date-butoir de mardi prochain avant laquelle la limite légale de la dette fédérale doit être relevée afin de permettre aux États-Unis de continuer à emprunter sur les marchés et d'honorer leurs dettes.

Dévoilé en début de semaine après de discrètes négociations entre les chefs du Congrès et le président démocrate, le compromis réduit significativement le risque d'une crise budgétaire durant la fin du mandat de Barack Obama, qui quittera la Maison-Blanche en janvier 2017.

Pour y parvenir, les démocrates ont concédé une modeste réforme d'un programme social d'assurance pour les personnes handicapées, et le maintien jusque dans les années 2020 des limites strictes qui encadrent le budget fédéral depuis 2011.

Ils ont obtenu en échange un léger assouplissement de l'austérité en 2016 et 2017, des économies devant être dégagées sur dix ans par la vente d'une partie des réserves stratégiques de pétrole, une réforme d'un programme d'assurance pour les agriculteurs, et grâce à d'autres mesures dans la santé.

L'État fédéral dépensera 1067 milliards de dollars en 2016 (50 milliards de plus que le plafond initial) et 1070 milliards en 2017 (30 milliards de plus), dont environ la moitié pour la Défense, qui bénéficiera d'une rallonge supplémentaire de 31 milliards pour ses opérations extérieures.

Ce budget dit discrétionnaire ne représente qu'environ un tiers des dépenses de l'État fédéral. Les dépenses sociales comme les programmes d'assurance maladie pour les plus de 65 ans ou les personnes modestes fonctionnent séparément.

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