Course à l'investiture démocrate: Hillary Clinton creuse l'écart

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Dans ce dernier sondage, Hillary Clinton est créditée de 49 % des intentions de vote et grappille sept points par rapport au dernier sondage (42 %) le mois dernier.

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Agence France-Presse
WASHINGTON

L'ancienne secrétaire d'État Hillary Clinton prend le large sur son principal concurrent aux primaires démocrates pour la présidentielle de 2016, Bernie Sanders, qu'elle devance désormais de 20 points une semaine après un débat télévisé bien négocié, selon un sondage publié mardi.

Le vice-président américain Joe Biden, qui laisse toujours planer le doute sur une éventuelle candidature, a été pris en compte dans ce sondage NBC News/Wall Street Journal.

Hillary Clinton y est créditée de 49 % des intentions de vote et grappille sept points par rapport au dernier sondage (42 %) le mois dernier. Son principal rival dans cette course à l'investiture démocrate, le sénateur du Vermont Bernie Sanders chute lui à 29 % des intentions de vote.

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Il y a un mois, il n'était qu'à sept points de l'ancienne chef de la diplomatie américaine, avec 35 %.

De son côté, Joe Biden a obtenu 15 % des intentions de vote, en baisse de 2 % depuis le dernier sondage.

Et lorsque le vice-président américain est effacé de la course dans ce sondage, Hillary Clinton atteint 58 % contre 33 % pour Bernie Sanders.

Dans cette même configuration, dans le sondage de septembre, elle atteignait 53 % des intentions de vote contre 38 % pour M. Sanders.

Aucun des trois autres candidats déclarés, Martin O'Malley, ancien gouverneur du Maryland, Lincoln Chafee, ex-gouverneur et sénateur du Rhode Island, et Jim Webb, ancien sénateur de Virginie, n'ont dépassé les 2 % dans ce sondage.

Hillary Clinton avait dominé mardi dernier à Las Vegas ses rivaux lors du premier débat démocrate, avec calme et assurance face aux attaques sur ses volte-face.

Le sondage a été mené du 15 au 18 octobre auprès de 400 personnes qui ont indiqué qu'ils voteront pour les primaires démocrates.

Dans un sondage distinct publié également mardi, le milliardaire Donald Trump et le neurochirurgien à la retraite Ben Carson continuent de mener la course à l'investiture républicaine, avec respectivement 27 % et 22 % des intentions de vote.

Carly Fiorina, ancienne PDG de Hewlett-Packard qui était montée sur le podium républicain lors d'un récent sondage, dégringole de 15 % à 4 %, du troisième au septième rang parmi les 15 candidats.

Ben Carson a gagné huit points et talonne désormais l'homme d'affaires dans ce sondage CNN/ORC conduit par téléphone du 14 au 17 octobre auprès de 1028 adultes.

Joe Biden tacle Hillary Clinton et alimente la rumeur sur sa candidature

Le vice-président américain, Joe Biden, a critiqué implicitement Hillary Clinton mardi et vanté son propre bilan au côté de Barack Obama, des clins d'oeil peu subtils à une éventuelle candidature à la présidentielle de 2016, qu'il tarde à confirmer ou infirmer.

Sans jamais la nommer, il a multiplié lundi et mardi les remarques désobligeantes envers Hillary Clinton, favorite de la course à l'investiture du parti démocrate, se présentant comme le compagnon le plus loyal du président américain depuis 2009, et vantant sa grande expérience internationale.

Il a aussi disserté sur l'influence relative du vice-président par rapport aux membres du cabinet présidentiel, notamment le secrétaire d'État, poste occupé par Hillary Clinton de 2009 à 2013.

«Je passe, selon la saison, entre quatre et sept heures par jour, tous les jours, avec le président», a dit Joe Biden, 72 ans, lors d'une conférence à l'Université George Washington. «Je participe à toutes les réunions du président, à sa demande».

«On m'envoie parler à Poutine ou Erdogan», a-t-il aussi dit. «On a eu deux grands secrétaires d'État, mais quand je voyage, ils savent que je parle au nom du président».

L'expérience de chef de la diplomatie d'Hillary Clinton est l'un des principaux arguments électoraux de la candidate. Elle mentionne régulièrement les crises mondiales qu'elle a aidé à résoudre ou les dirigeants étrangers qu'elle a fréquentés.

Au risque de paraître mesquin, Joe Biden a aussi expliqué que Barack Obama lui avait donné, après son élection, un droit de veto sur les nominations dans son cabinet, sous-entendu y compris sur celle d'Hillary Clinton à la diplomatie. Il a aussi affirmé avoir présidé 18 réunions de cabinet, et avoir dit à un ministre: «Faites ce que je vous demande, ou parlez-en au président».

Joe Biden s'est aussi présenté comme un homme de consensus, répondant ainsi à une petite phrase d'Hillary Clinton, la semaine dernière dans un débat, quand elle a affirmé que «les républicains» étaient les ennemis dont elle était la plus fière.

«Je ne pense pas que mon pire ennemi soit le parti républicain», a dit le vice-président mardi.

Depuis des mois, Joe Biden entretient le suspense sur sa candidature aux primaires démocrates, des rumeurs que lui et ses proches alimentent volontiers. Selon les sondages, il se situe pour l'instant en troisième place parmi les candidats démocrates, derrière Hillary Clinton et le sénateur indépendant Bernie Sanders. Les primaires commenceront en février 2016.

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