Un étudiant tué par balle par un camarade sur un campus de l'Arizona

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Cette nouvelle tragédie survient une semaine après la tuerie du 1er octobre dans une autre université américaine, dans l'Oregon, lorsqu'un homme de 26 ans avait tué neuf personnes avant de se suicider.

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Agence France-Presse
LOS ANGELES

Une dispute entre étudiants a fait un mort et trois blessés par balles sur un campus de l'Arizona dans la nuit de jeudi à vendredi. Une nouveau drame qui survient une semaine après une tuerie sur un autre campus américain.

«Ce matin à 1 h 20, deux groupes d'étudiants se sont disputés (...). La confrontation est devenue physique et l'un de nos étudiants, Steven Jones, 18 ans, a sorti un pistolet», a déclaré en conférence de presse Gregory T. Fowler, chef de la police chargée de la sécurité à l' Université Northern Arizona (NAU), dans le sud-ouest des États-Unis.

«L'un de nos étudiants est décédé. Les trois autres sont soignés au Centre médical de Flagstaff», ville d'Arizona où est installée l'université, a-t-il précisé. Le tireur a été arrêté sans avoir tenté de fuir, selon la police. Toutes les victimes sont des hommes.

Cette nouvelle tragédie survient une semaine après la tuerie du 1er octobre dans une autre université américaine, dans l'Oregon, lorsqu'un homme de 26 ans avait tué neuf personnes avant de se suicider.

Le président Barack Obama doit justement se rendre ce vendredi dans la ville de Roseburg pour y rencontrer des proches des victimes. Certains habitants craignent que le président ne vienne leur retirer leurs armes et ont créé un groupe Facebook pour s'opposer à sa venue. Plus de 2000 personnes étaient abonnées vendredi à «Ne venez pas à Roseburg» («Stay out of Roseburg»).

«Armes interdites»

«Les armes sont interdites dans cette université» de l'Arizona, a indiqué une porte-parole de la NAU, Cindy Brown, sur CNN. Le campus, qui compte quelque 20 000 étudiants, dispose de sa propre unité de police.

Megan Aardahl, une étudiante expliquant vivre à côté du lieu où s'est joué le drame, a raconté sur CNN comment elle avait reçu un message d'alerte venant de l'université à 3 h du matin.

«Rien ne m'a jamais semblé suspect ici. Je n'aurais jamais cru que ça puisse arriver», a-t-elle dit, précisant se sentir «en sécurité» sur le campus, où la police patrouille régulièrement. «On s'est envoyé des textos les uns aux autres pour être sûrs que tout le monde était en sécurité», a-t-elle raconté.



Lobby des armes

Après Roseburg, Barack Obama avait exprimé son émotion et sa colère, dénonçant les fusillades devenues «banales» aux États-Unis et fustigeant l'«inaction» du Congrès, à majorité républicaine, qui refuse de légiférer pour encadrer plus strictement la vente d'armes aux États-Unis.

La frustration du président américain vient de loin: c'était la 15e fois qu'il intervenait après des drames similaires depuis son arrivée au pouvoir en janvier 2009.

Il l'avait notamment fait en 2012 après les massacres d'Aurora (12 morts) et Newtown (20 enfants et six adultes tués), après celui de Washington (12 morts) en septembre 2013, et plus récemment celui de Charleston (neuf morts) en juin 2015.

Mais la loi ne change pas, les opposants au contrôle des armes restant tout-puissants.

Le père d'une jeune fille touchée dans le dos à Roseburg a ainsi affirmé avoir refusé une invitation du président, qu'il accuse de politiser la tragédie. «Par principe, je suis en désaccord avec ses politiques sur le contrôle des armes à feu», a déclaré Stacy Boylan sur Fox News.

Depuis le début de l'année, les États-Unis ont été le théâtre de 296 fusillades de masse en 274 jours, selon le site Shootingtracker, qui recense tous les incidents de ce type impliquant au moins quatre victimes, qu'elles soient tuées ou blessées.

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