Obama dénonce l'obsession du mur aux frontières de Trump

Le président Obama s'est élevé contre les idées... (Photo Susan Walsh, AP)

Agrandir

Le président Obama s'est élevé contre les idées de Donald Trump, lors du gala annuel de l'association des élus latinos, jeudi.

Photo Susan Walsh, AP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
Washington

« La grandeur de l'Amérique ne vient pas de la construction de murs » : Barack Obama a dénoncé jeudi soir les propositions sur l'immigration du magnat de l'immobilier Donald Trump, candidat à l'investiture républicaine pour l'élection présidentielle.

Le milliardaire, en tête dans les sondages dans le camp républicain, a promis, s'il est élu, d'expulser les immigrés venus illégalement dans le pays et de construire un mur à la frontière entre le Mexique et les États-Unis en le faisant payer par les autorités mexicaines.

« Le sentiment anti-immigrants qui pollue le débat politique n'est pas nouveau mais il est mauvais », a lancé M. Obama lors du gala annuel de l'association des élus latinos.

« Diriger ne consiste pas à souffler sur les flammes de l'intolérance puis à prendre un air surpris lorsqu'un feu se déclare », a-t-il poursuivi, sans nommer M. Trump.

Le président a aussi dénoncé la logique consistant à « tenir des propos clairement incendiaires puis à dire "ce n'ai pas ce que j'ai voulu dire" puis à recommencer sans fin ».

M. Trump, qui a multiplié les déclarations tonitruantes sur l'immigration, a notamment proposé de revenir sur le droit du sol, pierre angulaire du droit américain, qui garantit la citoyenneté aux enfants nés sur le sol des États-Unis.

Le président américain a par ailleurs dénoncé le sombre état des lieux dressé selon lui par les candidats républicains qui espèrent lui succéder à l'issue de l'élection présidentielle de novembre 2016.

« Ils ont inventé cette nouvelle réalité où tout était formidable en 2008 », a-t-ironisé.

Citant un chômage en hausse, les deux guerres (Irak et Afghanistan) dans lesquelles les États-Unis étaient alors engagés ou encore la traque d'Oussama ben Laden qui n'avait pas abouti, il a lancé : « C'était cela l'âge d'or, visiblement... ».

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer