Guantanamo: un détenu lié à ben Laden transféré vers l'Arabie saoudite

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La fermeture de Guantanamo était l'une des promesses de campagne du président américain Barack Obama, à qui il ne reste qu'un peu plus d'un an pour tenir cet engagement.

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Agence France-Presse
Washington

L'armée américaine a transféré un prisonnier saoudien ayant passé plus d'une décennie dans le centre de détention de Guantanamo vers son pays d'origine, a indiqué mardi un porte-parole du Pentagone.

Le 15 juin, le Comité gouvernemental de révision des situations a décidé que la détention d'Abdul Shalabi - qui, selon les Américains, a été garde du corps d'Oussama ben Laden - «n'était plus nécessaire» pour protéger les États-Unis d'une «menace importante et continue contre leur sécurité», a expliqué Peter Cook, porte-parole du Pentagone.

Abdul Shalabi, 39 ans, avait été capturé par les troupes pakistanaises en décembre 2001 puis transféré à Guantanamo le mois suivant, où il a mené une longue grève de la faim.

Cet homme est remis en liberté dans le cadre d'un programme gouvernemental saoudien de réhabilitation d'anciens détenus, et fera l'objet d'une surveillance pendant plusieurs années.

«Les États-Unis se sont coordonnés avec le gouvernement du royaume d'Arabie saoudite pour s'assurer que ce transfert se déroule avec la sécurité appropriée» et qu'Abdul Shalabi sera «traité humainement», a relevé le porte-parole du Pentagone.

D'après un dossier du ministère américain de la Défense datant de 2008, Abdul Shalabi a été capturé en tentant de franchir la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan après avoir fui la place-forte du chef d'Al-Qaïda dans les montagnes de Tora Bora.

Selon ce dossier, il faisait partie du groupe des «Dirty Thirty» (trente salopards) qui comprenait d'autres gardes du corps d'Oussama ben Laden.

Après ce transfert, il reste 114 détenus à Guantanamo.

La fermeture de Guantanamo était l'une des promesses de campagne du président américain Barack Obama, à qui il ne reste qu'un peu plus d'un an pour tenir cet engagement.

L'administration américaine prévoit de libérer certains détenus sur lesquels elle peut obtenir des garanties de sécurité.

Mais d'autres, environ la moitié, resteront enfermés «indéfiniment», a souligné récemment le secrétaire à la Défense américain Ashton Carter.

L'administration américaine essaie de trouver un lieu de détention sur le territoire des États-Unis pour ces détenus. Le Pentagone évalue notamment les coûts d'un transfert des détenus vers les prisons militaires de Fort Leavenworth (Kansas) ou Charleston (Caroline-du-Sud).

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