Les pompiers californiens épuisés par les incendies monstres

Le Valley Fire, qu'il qualifie d'«incendie le plus... (PHOTO AP)

Agrandir

Le Valley Fire, qu'il qualifie d'«incendie le plus destructeur de l'année», rassemble à lui seul plus de 2790 pompiers.

PHOTO AP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
Middletown

Les milliers de pompiers mobilisés contre les incendies ravageant la Californie depuis plusieurs semaines sont épuisés par la lutte contre les flammes, ont témoigné mercredi des responsables.

«La nuit a été très intense pour nos pompiers (...) en particulier sur les incendies de Valley et Butte», a déclaré Daniel Berlant, le porte-parole de l'organisme de prévention des feux en Californie (Calfire).

Il faisait référence aux deux plus gros incendies qui dévastent le vaste État et ont brûlé un total de 57 340 hectares ou 573 km2, soit plus de cinq fois la taille de Paris.

«Nous avons eu beaucoup de grands incendies cette année, avec peu de répit entre eux», témoigne Barry Biermann, commandant d'intervention de CalFire. «Nos pompiers sont très fatigués», confie-t-il à l'AFP.

Au total, dix incendies mobilisent quelque 14 000 pompiers à travers la Californie, en proie à une sécheresse record, selon Daniel Berlant.

Le Valley Fire, qu'il qualifie d'«incendie le plus destructeur de l'année», rassemble à lui seul plus de 2790 pompiers.

«Nous nous trouvons toujours dans une situation très dangereuse», explique Mike Smith, chef d'une brigade de pompiers. Plusieurs zones d'intervention se trouvent en effet sur des terrains montagneux et escarpés.

Arrivé en renfort sur le Valley Fire, «nous avons passé presque 50 heures sans dormir ici», raconte Ron Earls, un pompier, près des ruines encore fumantes de maisons dévorées par les flammes à Middletown, à quelque 150 kilomètres au nord de San Francisco.

«Une fois sur place, l'adrénaline monte et on ne sent pas la fatigue. C'est quand ça s'arrête qu'on se sent épuisés», poursuit-il.

Avant le Valley Fire, Ron Earls avait passé 41 jours à combattre un autre incendie. Entre les deux, il n'a eu que trois jours de repos.

«C'est épuisant de travailler dans ces conditions et de se déplacer d'incendie en incendie», renchérit Mike Smith.

«Il y a une différence entre être fatigué et être épuisé, nous essayons d'en tenir compte pour attribuer les missions», poursuit-il.

Outre les défis physiques, les pompiers font face au désarroi de ceux qui ont perdu leurs biens, leurs animaux... Ils craignent aussi pour leurs propres familles, qui doivent parfois elles-mêmes faire face aux flammes.

Selon le syndicat des pompiers californiens, au moins huit d'entre eux ont perdu leur maison dans des incendies alors qu'ils étaient déployés sur d'autres secteurs.

Paul Duncan, 46 ans, est l'un d'entre eux. Il était parti en renfort vers la ville de Cobb, à 160 kilomètres au nord de San Francisco, lorsque sa femme et ses filles ont fui la maison familiale engloutie par les flammes.

«Je serais parti à Cobb même si j'avais su ce qu'il arriverait à ma propre maison», assure le pompier.

Partager

À découvrir sur LaPresse.ca

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer