Tirs groupés contre Donald Trump

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Après un début axé essentiellement sur Donald Trump, le débat de trois heures a permis aux candidats d'aborder plusieurs autres thèmes, dont ceux de la politique étrangère, de l'avortement et de l'immigration illégale.

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Richard Hétu

collaboration spéciale

La Presse

(New York) L'un a mis en doute sa maturité. L'autre a déploré ses liens avec les démocrates. Une autre encore a soulevé la question de son attitude à l'endroit des femmes.

En tête des sondages parmi les candidats de son parti, Donald Trump a été la cible de nombreuses attaques, hier soir, lors du deuxième débat des primaires républicaines pour la présidence présenté sur CNN en direct de la Bibliothèque présidentielle Ronald Reagan.

«Voulons-nous quelqu'un comme ça pour négocier avec l'Iran?», a demandé le sénateur du Kentucky Rand Paul, se disant «très inquiet» à l'idée de voir confier à l'homme d'affaires l'arsenal nucléaire américain. «Sa réaction viscérale consistant à attaquer les gens sur leur apparence personnelle est digne de l'école secondaire.»

«Il appuie [Nancy] Pelosi, il appuie [Chuck] Schumer, il appuie [Hillary] Clinton. Et il a demandé à la Floride d'avoir un casino et nous avons dit non», a déclaré de son côté l'ancien gouverneur de cet État, Jeb Bush, en faisant allusion à des figures de proue du Parti démocrate.

«Faux, Jeb», a répliqué Donald Trump avant d'ajouter sur un ton moqueur, en faisant allusion à sa critique habituelle concernant le manque présumé d'énergie de son rival: «Plus d'énergie ce soir? J'aime ça.»

Donald Trump avait entamé le débat en affirmant que Rand Paul n'aurait pas dû faire partie des 11 candidats républicains choisis pour participer au débat. Après l'intervention du sénateur à son sujet, il a répliqué: «Je ne l'ai jamais attaqué sur son apparence personnelle, et croyez-moi, il y a plusieurs choses à dire à ce sujet.»

Carly Fiorina s'en tire bien

Donald Trump s'est montré moins caustique à l'égard de Carly Fiorina, qui participait à son premier débat aux côtés des principaux candidats républicains. Interrogée sur la déclaration récente de l'homme d'affaires sur son visage («Regardez ce visage! Qui voudrait voter pour ça?»), l'ancienne patronne de Hewlett-Packard a évoqué la question du sexisme dont ferait preuve Donald Trump.

«Je pense que toutes les femmes du pays ont très clairement entendu ce qu'il a dit», a-t-elle déclaré.

Donald Trump a tenté de désamorcer cette attaque en flattant sa rivale. «Je pense qu'elle a un très beau visage et je pense qu'elle est une très belle femme», a-t-il dit.

Carly Fiorina, qui sortira peut-être gagnante de cette soirée, a également profité du débat pour faire valoir son expérience hors de la scène politique, trait qu'elle partage avec Donald Trump et Ben Carson, qui dominent les plus récents sondages.

«Ce n'est pas que les politiciens soient de mauvaises personnes, a-t-elle dit. C'est juste qu'ils font partie du système depuis toujours. La vérité est que 75% des Américains pensent que le gouvernement est corrompu.»

D'autres thèmes abordés

Après un début axé essentiellement sur Donald Trump, le débat de trois heures a permis aux candidats d'aborder plusieurs autres thèmes, dont ceux de la politique étrangère, de l'avortement et de l'immigration illégale.

Tout en s'accordant pour critiquer la politique étrangère de Barack Obama et de son ancienne secrétaire d'État, Hillary Clinton, les candidats ont notamment présenté des manières différentes d'aborder l'accord sur le nucléaire iranien.

«Ce n'est pas une stratégie de déchirer l'entente», a déclaré Jeb Bush en critiquant la position de plusieurs de ses rivaux à ce sujet. «Une stratégie est de demander: comment faire face à l'Iran?»

En ascension dans les sondages, le neurochirurgien à la retraite Ben Carson n'est pas parvenu à s'imposer au cours des deux premières heures du débat, pas plus que l'ancien gouverneur d'Arkansas Mike Huckabee, le sénateur de Floride Marco Rubio et le gouverneur de l'Ohio John Kasich.

Le gouverneur du New Jersey Chris Christie et le sénateur du Texas ont fait un peu mieux.

Le débat entre les 11 candidats les mieux placés a été précédé par un affrontement préliminaire de près de deux heures mettant aux prises les quatre candidats les moins populaires. Certains d'entre eux ont profité de l'occasion pour critiquer Donald Trump.

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