Procès non délocalisé pour des policiers accusés de la mort d'un jeune Noir

La nouvelle de la non-délocalisation du procès a... (Photo Barbara Haddock Taylor/Baltimore Sun, AP)

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La nouvelle de la non-délocalisation du procès a été accueillie avec satisfaction par une centaine de manifestants rassemblés près du tribunal.

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Agence France-Presse
WASHINGTON

Un juge de Baltimore a refusé jeudi de délocaliser le prochain procès de six policiers poursuivis pour la mort d'un jeune Noir en avril, un acte qui avait déclenché des émeutes dans cette ville portuaire de l'est des États-Unis.

Les avocats des policiers redoutent que leurs clients ne bénéficient pas d'un procès serein ni équitable, dans cette municipalité où le décès brutal de Freddie Gray a été suivi de dénonciations de racisme et de brutalités chez les forces de l'ordre.

Mais, lors d'une audience préliminaire jeudi, le juge Barry Williams a balayé ces arguments de la défense, en écartant l'hypothèse d'une partialité a priori du jury qui sera formé.

Les six policiers, dont une femme, trois Blancs et trois Noirs, sont appelés à comparaître séparément.

«Les citoyens de Baltimore ne sont pas monolithiques. Ils ont chacun leur propre façon de penser», a affirmé le magistrat dans son jugement, cité par le Baltimore Sun.

La nouvelle de la non-délocalisation du procès a été accueillie avec satisfaction par une centaine de manifestants rassemblés près du tribunal, tandis que les autorités de Baltimore étaient sur les dents, comme à chaque rassemblement concernant l'affaire Freddie Gray.

Le jeune homme de 25 ans a été victime le 12 avril d'une grave blessure aux vertèbres cervicales lors de son transport, pieds et mains liés et à plat ventre, dans un fourgon de police à Baltimore. Il est décédé une semaine après son interpellation musclée. Les policiers plaident non coupables.

Les autorités de Baltimore ont annoncé cette semaine qu'elles allaient verser 6,4 millions de dollars à la famille de Freddie Gray, une transaction négociée indépendamment de la justice pénale.

Stephanie Rawlings-Blake, la maire de Baltimore, a salué le fait que le procès demeure dans sa ville.

«Cela va aider, alors que nous nous employons à soigner les plaies de notre ville, que le public sache que les jurés seront sélectionnés aussi bien parmi les gens proches des policiers oeuvrant ici que les proches de Freddie Gray», a-t-elle déclaré sur l'antenne de MSNBC.

La mort de Freddie Gray est venue s'ajouter à plusieurs cas similaires de brutalités policières ayant coûté la vie à un Noir non armé depuis l'été 2014. La mort de Michael Brown, abattu par un policier blanc, en août 2014 à Ferguson (Missouri, centre), avait déclenché un mouvement de protestation national et mis en lumière les relations très tendues entre la police américaine et la communauté noire.

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